Contradictions autour de la mise en place de la CVR : le peuple attend Godot ?




Par: Marc Niyonkuru, , mercredi 29 février 2012  à 10 : 48 : 01
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« La Commission Vérité et Réconciliation, CVR aurait déjà vu le jour hélas sa mise sur pied a été entachée de difficultés », ce sont les propos du Président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, dans une interview qu’il a accordée aux journalistes de la Radio BBC en marge du sommet de Londres du 23 février 2012 sur la conférence internationale de la Somalie dans laquelle il avait pris part.

Pierre Nkurunziza a dit que pour le moment, une commission technique est à l’œuvre pour les retouches des contenus du rapport sur les consultations populaires de cette commission attendue depuis 2011 c’est-à-dire 6 mois après la signature des accords d’ARUSHA.

La population donne également des compléments pour mieux s’en approprier dans l’avenir. La société civile et les organisations internationales proposeront également leurs points de vue sur le contenu de ce rapport.

Le gouvernement ferra ses propositions avant la votation par les deux chambres du parlement et une loi y relative sera ensuite promulguée selon le président de la république. Sans toutefois être précis sur le mois de la mise sur pied de cette commission, le numéro un burundais dit qu’avant la fin de l’année 2012, la CVR verra le jour.

Lors de son discours à la nation en 2011, Pierre Nkurunziza avait cependant dit que les besoins logistiques de ladite commission allaient être mises en place à la fin de l’année 2011 et qu’elle commencerait ses activités au début de l’année 2012. Les activités de cette commission auraient été suivies de la création de la cour pénale toujours selon le chef de l’Etat Burundais.

Dans une conférence de presse sur les défis de la démocratie au Burundi qui avaient été animée par 3 anciens présidents en mi- février 2012, Sylvestre NTIBANTUNGANYA, avait indiqué que la CVR est émaillée d’enjeux politiques qui conditionneront aussi la réussite des élections de 2015. Bamvuginyumvira Fréderic, Vice- président du parti FRODEBU estime de sa part que le pouvoir actuel de Bujumbura a intérêt à jouer sur le temps quand à sa mise en place.




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