Magistrats derrière Nkurunziza pour amendement de la Constitution : indépendance exige




Par: Désiré Nimubona , vendredi 2 mars 2012  à 13 : 24 : 13
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Le Syndicat des Magistrats du Burundi, SYMABU, appelle le Président de la république Pierre Nkurunziza de procéder à l’amendement de certaines dispositions de la Constitution de la République pour garantir l’indépendance de la magistrature.

Dans une lettre adressée au Président ce 29 février 2012, le SYMABU souligne : « (…) comme le principe de la séparation des pouvoirs incarné par la Constitution de 2005 l’édicte, le magistrat doit être visiblement indépendant vis-à-vis du politique en général et de l’Exécutif et du Législatif en particulier (…) ».

En, plus, elle estime que seule une justice indépendante est capable de créer des conditions favorables au développement économiques et social.

Selon cette lettre, le syndicat des magistrats du Burundi trouve que la Constitution et les lois en vigueur ontt reculé d’une cinquantaine d’années, en ce qui concerne l’indépendance de la magistrature. Alors qu’en 1962, l’arrêté royal soulignait que le Conseil Supérieur de la Magistrature était composé exclusivement de magistrats élu par leurs pairs à l’exception du ministre de la justice, ce qui n’est plus possible aujourd’hui où seules des nominations sont possibles.

Pour arriver à cette indépendance pourtant difficile, le syndicat des magistrats se range derrière le Président Nkurunziza, quant à l’amendement de la constitution de la république du Burundi, comme il l’avait lui-même souligné, dans son discours à la Nation, à la fin de 2011.

« Faisant suite à votre message à la Nation, du 31 décembre 2011, le Syndicat des Magistrats du Burundi a l’insigne honneur de porter à votre excellence qu’il salue la volonté de votre Gouvernement de faire des Amendements de la Constitution au cours de l’année 2012 », lit-on dans cette lettre du 29 février 2012, au Président de la République, Pierre Nkurunziza.

Ce qui reste à savoir ce sont les raisons profondes de cet amendement. Est-ce l’indépendance de la magistrature ou l’intention de briguer un autre mandant ou tout simplement l’adapter aux réalités du moment ?




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