Les hôtels burundais en phase de réanimation




Par: Isanganiro , vendredi 8 avril 2016  à 13 : 29 : 51
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Les secteurs touristique et hôtelier au Burundi sont à l’agonie et méritent une réanimation dans ces derniers jours. C’est le constat d’une séance d’échange organisée ce jeudi conjointement par l’Office national du Tourisme et le Ministère burundais du Tourisme où les représentants des différents hôtels et d’autres parties prenantes du secteur du tourisme étaient invités.

D’après Denis NSHIMIRIMANA, Président de la Chambre Hôtellerie et Tourisme au Burundi, CHTB, le tourisme est en chute libre. Cela, selon lui, se matérialise par le taux de fréquentation des clients qui a sensiblement baissé.

« Il n’y a plus de touristes qui fréquentent le Burundi depuis l’an 2015 », dit Denis Nshimirimana, ajoutant que plusieurs services rendus dans différents hôtels ont par conséquent été supprimés alors que leurs personnes ont été réduits à près de 50%.

En plus du manque de clients suite à la crise qui frappe le Burundi, Denis Nshimirimana indique que l’industrie hôtelière est confrontée à un problème de « superposition des taxes », poussant un bon nombre d’hôtels de fermer leurs porte.

Pour lui, la taxe de 5% imposée par l’OBR sur le prix d’une chambre occupée reste lourde face à la situation que vivent les hôtels causée par la crise politico-sécuritaire qui frappe le. Il demande au gouvernement burundais de revoir la loi portant réglementation de la taxe, faute de quoi tous les investisseurs risquent de se désintéresser.

Les gérants d’hôtels trouvent inconcevable que la Mairie de Bujumbura impose aux hôtels des taxes et redevances séparément des activités connexes.

Selon FREDO FROYO, Administrateur-Directeur général de l’Hôtel Club du Lac Tanganyika, la taxe imposée par l’Office Burundais des Droits d’ Artistes, OBDA, pour une musique balancée dans un hôtel reste discriminatoire.

"Est-ce que la même taxe est perçue pour les bistrons ou kiosques voire même pour les radios qui diffusent les même chansons dans le but de promouvoir l’art au Burundi ? Est-ce ces frais parviennent aux artistes ?" S’interroge FREDO FROYO.

Parmi d’autres facteurs susceptibles d’étouffer le secteur du tourisme figurent les messages que véhiculent les réseaux sociaux et qui ternissent l’image du Burundi. " A cause de ces messages, un touriste qui prévoit de se rendre au Burundi suspend directement son voyage qui devrait apporter des devises au pays", s’indigne Denis Nshimirimana.

Ce représentant des hôteliers au Burundi dénonce la mesure prise par le gouvernement burundais de ne pas délivrer les visas octroyés par la Police des Airs, des Frontières et des Etrangers (PAFE) à ceux qui veulent visiter le Burundi.

Selon lui,, les autorités burundaises devraient comprendre que le domaine de tourisme est un secteur d’importation et s’y impliquer davantage pour lever tous les éléments qui constituent un obstacle.




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