Burundi : Ils restent inculpés mais libres.


Tous les élèves qui étaient accusés de gribouillage de la photo du président de la republique sont desormais libres. Les quatre derniers de cette liste sont de Cankuzo et viennent d’être libérés ce mercredi. Tous ces élèves ont bénéficié d’une liberation provisoire.



Par: Isanganiro , mercredi 10 août 2016  à 17 : 44 : 45
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Les quatre élèves dont trois garçons et une fille, tous originaires de Cankuzo mais détenus dans la prison de Ruyigi, accusés d’avoir gribouillé la photo du président Nkurunziza dans des manuels scolaires, ont beneficié ce mercredi d’une libération provisoire de la part de la cour d’appel de Gitega.

Au niveau de la FENADEB, une fédération à leur défense, c’est la satisfaction totale. Jacques Nshimirimana dit qu’aucun élève/écolier ne reste sous les verrous, accusé d’avoir falsifié la photo du président de la république.

Depuis l’apparition des premières traces de gribouillage de la photo du président de la république du Burundi Pierre Nkurunziza, certains élèves ont été mis aux arrêts dans différentes prisons, tandis que d’autres ont été refoulés de la famille scolaire et regagnés le regard du tableau noir par la décision issu des réunions des parents avec les directeurs des écoles ou par des directeurs provinciaux d’enseignements.

Dans tous les coins du monde, des voix pour la libération de ces élèves faisaient bouger le tympan de l’oreille de la justice burundaise. On se rappelle des déclarations de certaines organisation nationales et internationales, les cris des ex-présidents de la république et le même son retentissait de la croche de l’Assemblée Nationale burundaise. Enfin,la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme CNID avait précisé que certaines décisions envers ces élèves étaient prises dans la fraicheur des faits sans tenir compte de la gravite de la faute.

Quant aux deux autres de Muramvya encore écroués, le président de la Fédération Nationale des Associations Engagées dans le Domaine de l’Enfance au Burundi FENADEB déplore qu’ils n’ont plus comme chef d’accusation de gribouillage plutôt de participation au mouvement insurrectionnel. Toutefois, la FENADEB promet de plaider encore pour leur libération.




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