Rumonge : Tricherie dans la formation des enseignants du post-fondamental


133 enseignants des 227 qui étaient prévus pour prester dans les 1ères années post-fondamentales en commune et province Rumonge ont été remplacés par d’autres dont des non-enseignants dans la formation leur destinée au mois d’aout 2016. Ceci leur a empêché de s’acquitter de leur tâche au premier palier de l’année scolaire en cours. La Direction Provinciale de l’Enseignement de Rumonge et la direction du Bureau d’Etudes des Programmes de l’Enseignement Post-Fondamental se rejettent la responsabilité dans la modification des listes.



Par: Isanganiro , jeudi 5 janvier 2017  à 16 : 51 : 54
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La non participation à la formation préparant les enseignants à s’imprégner des principes fondamentaux de la Pédagogie d’Intégration, cela a été le principal problème soulevé par les enseignants des premières années du post-fondamental en commune Rumonge ; un problème qui a été à l’origine de la non application effective de cette pédagogie durant le premier palier de cette année scolaire en cours.

Lors de la journée pédagogique qui leur était organisée ce mardi 3 janvier 2017 au Lycée Urbain de Rumonge afin d’évaluer le premier palier, le constat était que 133 enseignants n’avaient pas été préalablement formés en août 2016 et se perdaient complètement s’agissant d’évaluer l’application des principes fondamentaux de la Pédagogie d’Intégration, ignorant même les concepts de cette pédagogie.

Pourtant, ils comptaient parmi les 227 enseignants formés en aout dernier en commune Rumonge pour prester dans ces années. Selon certains d’entre eux interrogés, ils ont été remplacés par des directeurs, des préfets des études, des enseignants, des économes, des bibliothécaires, des secrétaires qui ne prestent cependant pas dans ces années.

Le Directeur Provincial de l’Enseignement de Rumonge reconnait que près de la moitié des enseignants des premières années post-fondamentales de la commune Rumonge n’ont pas été préalablement formés. Selon lui, les listes des participants dans cette formation telles que établies par le Bureau d’Etudes des Programmes de l’Enseignement Post-Fondamental₍BEPEF₎ ont été utilisées dans le choix des participants.

De son coté, Joël Gashaka, Directeur du BEPEF s’en défend. Selon lui, un recensement que ce B Bureau a effectué avant dans les écoles secondaires du Burundi a guidé la confection des listes des participants à la formation d’août dernier, des listes qui ont été dans la suite modifiées par certains Directeurs Communaux de l’Enseignement lors de leur approbation. Ces derniers devraient donc, selon Gashaka, accepter d’endosser la responsabilité de toutes les conséquences qui en découleront.




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