Burundi : Pénurie ou spéculation pour le produit de la sosumo


Les prix du sucre, après sa hausse, dépassent largement les prix officiels tels que fixés par le ministère du commerce. Les détaillants préfèrent le vendre en cachette ou par cuillère par défaut de la quantité voulue alors que la sosumo et le ministère du commerce expliquent que les stocks sont pleins.



Par: Isanganiro , jeudi 5 janvier 2017  à 17 : 02 : 24
a

Dans certains quartiers de la capitale Bujumbura comme Bwiza, Nyakabiga ,Rohero, ... ; Le kilogramme de sucre produit à la Sosumo se vend entre 3000fbu et 4000fbu .Le ministère du commerce avait procédé à la hausse des prix du sucre en début de l’année 2017, de 1900fbu à 2200fbu le kilo, ce qui n’a pas permis sa disponibilité , même si la Sosumo venait de boucler sa campagne de production en décembre. Un consommateur sous couvert d’anonymat a expliqué à la Radio Isanganiro que la vente de ce produit est émaillé de ce qu’il a qualifié de favoritisme. "Je me rendais à la boutique pour acheter du sucre pour le thé de mes enfants. certains le vendent en cachette et pour les autres, une cuillère s’achète à cent franc bu. Il y a d’autres qui ne le donnent qu"à ceux qu’ils connaissent seulement à 3000fbu le kilo", a expliqué le consommateur.

Au niveau de la société sucrière du Moso SOSUMO, il n’y a qu’un seul message rassurant : "les stocks du sucre sont suffisants" .Toute fois, Come Manirakiza coordinateur du bureau de liaison de Bujumbura indique que la SOSUMO n’est plus responsable des points de vente qui, pourtant respectaient le prix officiel. Il appelle les administratifs à traquer certains commerçants ne respectant pas le prix de 2200fbu, la Sosumo est prête à les rayer de la liste ajoute-t-il.

Le ministère du commerce explique aussi qu’il n’y a pas de pénurie de sucre en mairie de Bujumbura . "Les stocks sont pleins", dit Sébastien Nzimana, directeur général du commerce. Il invite plutôt les commerçants grossistes choisis pour redistribuer le sucre à aller s’approvisionner auprès de la sosumo et à mettre ce produit à la disposition des consommateurs. Il recommande également à l’administration de faire le suivi de cette distribution.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

202 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

Economie : Afreximbank, le Burundi toujours à mi-chemin



a

Interpétrol tire la sonnette d’alarme



a

A quand le démarrage du barrage hydro-agricole de Kajeke ?



a

Agriculture : Vers la « redynamisation » cotonnière au Burundi



a

Muyinga: Un don de lapins accordé aux femmes pour soutenir l’économie familiale



a

Marché de Kinama réhabilité : Course aux stands



a

La PARCEM demande une transparence dans la gestion minière



a

Pénurie ou spéculation autour de petites pièces de monnaie



a

Ruziba, marché réceptionné mais non fonctionnel



a

Une hausse du prix du carburant qui "réanime " d’autres hausses





Les plus populaires
Les victimes de l’incendie appelées à contacter le réseau des institutions des micros finances ,(popularité : 6 %)

A quand les dividendes de la fibre optique au Burundi ?,(popularité : 3 %)

Le Burundi gifle 53 importateurs de carburant,(popularité : 3 %)

Interpétrol tire la sonnette d’alarme,(popularité : 3 %)

Des véhicules de l’armée, de la police, des ONG, des ambulances dans la fraude ,(popularité : 3 %)

Economie : Afreximbank, le Burundi toujours à mi-chemin ,(popularité : 2 %)

Burundi : La Regideso hausse le prix du courant électrique ,(popularité : 2 %)

Office du Thé du Burundi lance une nouvelle ligne du thé vert,(popularité : 2 %)

Des échos de fraudes dans les recrutements à l’OBR ,(popularité : 2 %)

Burundi : De nouveaux tarifs de contrôle technique rejetés par le ministère de tutelle,(popularité : 2 %)