Burundi : Le paludisme prend une allure inquiétante


Plus de 3700 cas de décès dû au paludisme ont été enregistré dans tout le pays en 2016. Un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé de fin janvier 2017 appelle le Burundi à déclarer l’épidémie. Dans l’urgente, l’action pour la lutte contre la Malaria ALUMA demande au gouvernement de penser à la pulvérisation intra domiciliaire en plus du moustiquaire .



Par: Isanganiro , mercredi 22 février 2017  à 16 : 34 : 23
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Selon ce rapport de l’OMS,l’analyse des données des cinq dernières années épidémiologiques ont révélé que les seuils épidémiques ont été largement dépassés, comparés aux données des 5 années précédentes, avec une ampleur plus accentuée dans les districts sanitaires du nord, centre et Est du Pays. L’étude a été menée dans 4 provinces du pays à savoir Gitega (au centre), Kirundo, Muyinga et Ngozi (au (Nord).

Depuis 2011 jusqu’ en 2016, 82 pourcent de burundais ont souffert de cette maladie. Cet état de fait note ce rapport révélé que le paludisme reste le premier problème de santé publique au pays et une menace au développement socio-économique. D’après toujours ce rapport plus de quatre millions sept cent mille cas de malaria ont été enregistrés en 2014, les chiffres sont passés a plus de cinq millions trois cent milles en 2015. En 2016, poursuivent ces experts de l’OMS, sept millions huit cent mille personnes ont souffert de cette « épidémie ».

Quels facteurs de cette flambée

Les changements climatiques , l’ augmentation du taux de malnutrition sévère de la riziculture , l’ insuffisance du système d’ information sanitaire , la faible couverture des activités de prévention du paludisme ; l’ extension de la riziculture dans les marais sont les principaux facteurs responsables de la flambée de ces de paludisme fait remarquer le rapport .

De son côté, l’Action de Lutte contre la Malaria au Burundi,ALUMA dénombre 106 cas de décès suite à la malaria depuis 2017. L’Ambassadeur Albert Mbonerane, son président qui s’appuie sur le récent rapport du ministère ayant en charge la santé publique, plus de 7sept millions de burundais ont attrapé la malaria en 2016 parmi lesquels 289 personnes sont mortes. Malgré les multiples causes et vecteurs du paludisme, Albert Mbonerane trouve ces chiffres très alarmants.

Selon cette figure environnementaliste, la moustiquaire imprégnée d’insecticides ne suffit pas pour contrecarrer la flambée de la malaria causée par le moustique. "Le gouvernement devrait penser à la pulvérisation intra domiciliaire en plus de la moustiquaire pour éviter la multiplication de son vecteur qui trouve refuge dans les eaux qui stagne dans le périmètre des domiciles", conseille Amb. AlbertMbonerane.

Concernant son traitement, il admet que l’artesunate /Amodiaquine sont les quelques médicaments administrés par les patients dont la malaria simple. Selon les directives de l’Organisation Mondiale de la Santé OMS, l’efficacité de ces molécules devrait être évaluée tous les deux ans. Albert Mbonerane déplore que depuis sa diffusion en 2005, cette évaluation date de 2008. Il redoute que ces molécules ne soient plus efficaces pour tenter de réduire l’allure inquiétante du paludisme au Burundi.

Quid du ministère de tutelle

Le directeur du programme national de lutte contre la malaria reconnait que les chiffres sont galopants durant ces cinq dernières années. Dionise Nizigiyimana estime que les chiffres avancés dans ce rapport de l’OMS vont diminuant dès le début de cette année. Il précise , en outre que les burundais devraient se servir des moustiquaires au lieu de s’en servir dans la pêche ou pour d’autres fins.




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