Où est réellement le sucre burundais ? A quel prix ?


Les parlementaires burundais se montrent préoccupés par la pénurie du sucre qui continue à s’observer, de même que le non-respect des prix fixés par l’Etat pour ce produit. Devant ces élus du peuple mercredi, le deuxième vice-président de la république Joseph Butore a fait savoir qu’une solution qui puisse bien durer proviendra d’un audit international qui est prévu dans les prochains jours en vue de voir comment rendre plus rentable la société sucrière du MOSO (SOSUMO). De même que d’autres autorités concernées par cette question, la Sosumo n’est plus en mesure de produire des quantités pouvant satisfaire une population de plus de dix millions actuellement.



Par: Isanganiro , jeudi 16 mars 2017  à 15 : 51 : 06
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Différentes autorités qui se sont exprimées sur le problème de sucre convergent que ce produit n’est pas suffisant. Mais il n’y visiblement pas de réponse claire sur pourquoi les prix fixés par l’Etat ne sont pas respectés. mardi 14 mars 2017, devant les parlementaires, le deuxième vice-président de la république, Joseph Butore, a indiqué que la SOSUMO n’est plus en mesure de produire pour plus de dix millions d’habitants, alors qu’elle a été créée quand la population burundaise en était à moins de quatre millions. Il fait savoir qu’un audit international est prévu en avril pour tenter de trouver une réponse qui soit durable à la question. "un appel d’offre international pour audit a été lancé. Nous pensons que le résultat de cet audit est la seule solution durable pour le problème du sucre", espère le deuxième vice président de la république du Burundi.

A propos du non-respect des prix sur le marché, le porte-parole du ministère de l’intérieur, Térence Ntahiraja, avait demandé aux commerçants le 21 février de ne pas spéculer, et aux instances habilités de faire respecter la loi en la matière. "Il est impossible que la quantité du sucre produite par la Sosumo soit suffisante pour toute la population. Il faut que la loi soit appliquée par ceux qui doivent le faire", souligne Térence Ntahiraja

Une semaine avant, soit le 14 février, la ministre ayant en charge le commerce, Pelate Niyonkuru, avait appelé les consommateurs à dénoncer les commerçants spéculateurs.
Depuis le début de l’année en cours, le prix officiel du sucre est de 2.200 francs burundais le kilo. Mais il est rare d’en trouver à ce prix, bien que le gouvernement a dernièrement permis l’importation du sucre en provenance de l’étranger. Ces derniers jours, des lignes se dessinent dans la capitale devant une boutique qui observe le prix officiel du sucre.




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