La vie chère est une triste réalité l’Archevêque de Bujumbura, Mgr Ngoyagoye déplore




Par: Marc Niyonkuru, , vendredi 30 mars 2012  à 17 : 59 : 15
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« Il y a une prise de conscience des inégalités sociales brillantes, rapides, injustifiées et progressives qui amènent la population aujourd’hui à crier » ce sont les propos de Monseigneur Evariste Ngoyagoye, Archevêque de Bujumbura ce jeudi 29 mars 2012 devant un parterre de diplomate, de quelques membres du gouvernement et des membres de la société civile , en réaction sur la grève pacifique du 27mars 2012 qui avait été lancée par certaines organisations de la société civile et les confédérations syndicales sur la problématique de la cherté de la vie au Burundi.

De la part de cet homme d’Eglise, la vie chère est malheureusement une triste réalité.

Monseigneur Evariste Ngoyagoye a une série de témoignage qui, selon lui, montrent sans passer par quatre chemins que la plupart des Burundais ont du mal à joindre les deux bouts du mois .

« imaginez des familles qui, aujourd’hui, se trouvent dans l’incapacité de payer le loyer, imaginez d’autres qui à l’heure où nous parlons sont dans l’incapable de faire face aux frais de soins de santé en cas de maladies et qui par conséquent ne sont pas libres de quitter les établissements sanitaires » a-t-il martelé

D’autres personnes, selon l’Archevêque de Bujumbura, mangent une seule fois en deux jours à cause de la pauvreté qui atteint son paroxysme au Burundi.

« Face à la précarité des conditions de vie la seule chose qui me reste est celle de me prostituer mais je ne peux pas le faire car j’ai connu Jésus. » Tels sont les propos que Monseigneur Evariste Ngoyagoye dit avoir entendu lui-même de la part d’un chrétien par rapport aux conditions de vie aujourd’hui au Burundi.

Les médias ont cherché à comprendre pourquoi les réactions de l’Eglise Catholique sont toujours tardives face à des défis auxquels se heurtent les citoyens. De la part de cet homme d’Eglise, Les pasteurs de l’Eglise prennent l’option de réagir publiquement lorsque d’autres voies se sont révélées sans issues. La société civile, l’opposition politique et la majorité reconnaissent l’existence de la cherté de la vie au Burundi mais divergent sur les réponses afin de la pallier.




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