Revue du 31 mars 2012




Par: Richard Nzokizwanimana , samedi 31 mars 2012  à 14 : 54 : 40
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L’agence Net Press s’interroge si le nouveau palais présidentiel va enfin être construit.

L’annonce a été faite au cours du week-end du 24 mars, non pas par les autorités burundaises, mais par l’ambassadeur de la République populaire de Chine en poste à Bujumbura. Net press écrit que ce dossier commençait à dormir dans les tiroirs de l’Etat, et comportait de nombreuses zones d’ombre,surtout en ce qui concerne le dédommagement des habitants du site de Gasenyi en commune Mutimbuzi c’est dans la province de Bujumbura.

Ce diplomate a déclaré que les travaux pourraient commencer peu avant le mois de juillet 2012 pour autant que le gouvernement ait préalablement tracé les voies menant sur le site, avec des canalisations adéquates et de l’éclairage à l’électricité.

Les trois erreurs dans la gestion des prix de la Regideso, selon Mathias Sinamenye.

Homme sage, que le gouvernement aurait intérêt à écouter, écrit Net Press, Mathias Sinamenye, n’est pas de ceux qui crient à haute voix pour dire n’importe quoi, et surtout une éminente personnalité qui a exercé de hautes fonctions respectables dans le passé.

Cet économiste brillant et universitaire de renom estime que le gouvernement aurait pu être conscient avant d’imposer des sacrifices aux abonnés de la Regideso, et que ces sacrifices soient supportés de façon équitable par tous, ce qui n’a pas été le cas. Le gouvernement aurait dû en outre donner des assurances à l’opinion que cette entreprise paraétatique est bien gérée, ce qui aurait dû passer par la publication d’un audit tant réclamé par les syndicats et la société civile. La troisième erreur fut celle de penser que seuls les consommateurs peuvent financer l’extension de la distribution des produits de la Regideso.

Le journal Le nationaliste considère la grève générale contre la vie chère comme une journée test.

Le peuple burundais a pu s’exprimer mardi, la presque unanimité n’existant que dans les pays politiquement verrouillés. Le véritable test était à l’endroit des citoyens et de leurs sensibilités face aux défis de notre pays. Le nationaliste écrit que lorsque le porte monnaie est touché par une crise, on est prompt à réagir et ceci explique en partie le succès de la grève. Et le journal iwacu d’en tirer trois leçons.

La première est que la prise de conscience est possible ; deux, c’est que les gens des médias sont aussi concernés. Enfin cet hebdomadaire considère les propos du porte parole du gouvernement comme infantilisant pour tous les Burundais qui sont restés chez eux.

En avant …… Marche ! titre le journal Iwacu.

Bernard Rubeya, un jeune capitaine de 25 ans à l’époque de l’indépendance se rappelle du 30 juin à minuit, à l’intérieur de l’actuel stade FFB lorsque le drapeau belge descend lentement et celui du Burundi monte. Le premier ministre André Muhirwa remit le drapeau belge plié à un colonel belge walon. Cet ancien officier de l’armée parle de trois journées glorieuses.

Il s’agit des 27,28 et 29 septembre 1962 lorsque les vraies cérémonies d’indépendance ont été organisées. C’était de la musique dans les cités jour et nuit. Des gens buvaient, chantaient et dansaient.

Le Renouveau du Burundi écrit sur la comparution mercredi de cinq présumés collaborateurs des groupes rebelles au parquet de la république à Cankuzo.

Ils sont accusés de collaborer avec Pierre Claver Kabirigi. Détenus au cachot du commissariat de police à Cankuzo depuis le 26 mars dernier, les cinq personnes dont deux filles et trois hommes avaient été arrêtés le 15 mars dernier par des agents du service national de renseignement à Gatumba.

Selon ce quotidien gouvernemental, Aline Nduwimana déjà enceinte et Euphémie Nkundwanabake, sont toutes originaires de la commune Gisagara en province Cankuzo et étaient toutes élèves en 9ème année avant d’être enrôlées dans le groupe rebelle du colonel Kabiringi.

Et à travers le journal Iwacu, l’épouse du journaliste Hassan Ruvakuki raconte sa vie sans son mari.

Seul Allah nous aidera, prie Fatuma Nduwimana. Elle se rappelle toujours du jour de l’arrestation de son mari, quand il est venu, escorté par des policiers, puis entré dans la chambre à coucher, pris quelques affaires, et a juste eu le temps prononcer : on vient de m’arrêter. Elle n’en revenait pas.

Fatuma Nduwimana pensait que son mari n’allait pas tarder à être libéré mais voilà qu’il est à son cinquième mois d’incarcération. Entre temps, son épouse a eu sa deuxième fillette la petite Mirna. C’était une joie immense quand elle est allée lui rendre visite à Muramvya. Le moment le plus pénible pour elle fut celui de renter sur Bujumbura sans son mari.




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