Burundi : Une mort occasionnée, une cicatrice difficile à guérir


Une famille d’un certain Melchior Nduwayezu de Ruziba ; nous sommes dans la zone urbaine de Kanyosha en commune Muha au sud de la capitale Bujumbura, se trouve dans l’impasse et la désolation après plus d’un mois qu’un enfant qui allait naître a perdu la vie à l’hôpital Clinique Prince Louis Rwagasore. La famille accuse médecins et infirmiers d’être à l’origine de la mort de cet enfant.



Par: Isanganiro , mercredi 26 juillet 2017  à 14 : 45 : 39
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Odette Ndayisenga, 32 ans, garde en mémoire la nuit la plus noire du 21 juin dernier. Elle a quitté Ruziba, le soir, sur le point de mettre au monde comme elle le dit. Direction ; hôpital Clinique Prince Louis Rwagasore, où les infirmières ont refusé de l’accueillir à plusieurs reprises ; elles ont même utilisé la force quand elle insistait, jusqu’à la jeter par terre. Bonjour les problèmes. "Elles commençaient à me dire que l’enfant ne respire pas ; et je leur ai dit : eh bien c’est vous qui me jetez par terre, et vous revenez me dire que l’enfant ne respire plus alors que moi je le sentais jouer ? Et elles ont décidé de me faire retourner, m’envoyant dans la salle quatre. Quand je retournais encore, elles disaient qu’on doit d’abord me donner à manger arguant que j’ai faim", raconte la mère

Plus les heures avançaient, plus la mère perdait conscience. Mais elle entendait encore quand on a demandé de l’argent. Exiger la facture en contrepartie lui a valu qu’on la fasse encore une fois retourner. Odette affirme qu’aucun médecin gynécologue n’a été présent sur le lieu jusqu’à 4heures du matin. "elles ne m’ont pas accueille. Je leur ai demandé qu’on me fasse l’opération ; elles refusaient encore, me disant que je n’ai pas de rendez-vous avec le médecin. Moi je voulais au moins cette opération", déplore Odette

Son mari, Melchior Nduwayezu a dû crier et frapper fort sur la porte de la chambre où se cachaient les infirmières, dit-il, ayant vu que la situation de la mère s’aggrave. L’enfant était déjà mort. Melchior dit avoir été touché par ce qu’il a vécu. "imaginez, une femme qui vient de Ruziba à dix kilomètres, à 20heures et demie. Jusqu’à 4heures et demie, c’est là où elle été accueillie après que l’on s’est mis à crier", se lamente -il.

Ce qui lui fait mal encore, c’est l’argent qu’on a demandé à la femme pour l’accueillir alors que ce n’était pas pour elle une obligation. "on en a demandé mais, mais elle n’en avait pas en ce temps. Ce n’était d’ailleurs pas légal car, elles sont payées par l’Etat. Mon enfant était un avenir pour le pays et la famille. Je suis attristé ; ça fait mal. Nous demandons que ça change ; ce que j’ai vu dépasse l’entendement. Beaucoup d’enfants meurent comme le mien. Moi, j’ai décidé de le dire plus haut.

La Radio Isanganiro a pu contacter le médecin directeur de l’hôpital qui n’a pas voulu s’exprimer. Bonith Havyarimana explique que le dossier est en pendant devant la justice. En attendant, Odette Ndayisenga, à part des douleurs physiques qu’elle ressent toujours, a été touchée au niveau psychique ; elle ne veut pas voir quelqu’un en blanc, encore moins des médecins et ou infirmiers. Elle nécessiterait un psychologue selon certaines opinions.




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