Lycée Municipal de Gikungu : Quand dira-t-on demain ?


« On récolte ce que l’on a semé », dit-on. Si tel est le cas que récolteront les enseignants, les responsables scolaires, les parents et surtout les élèves du Lycée Municipale de Gasenyi ? Personne ne peut palier, mais ce qui évident et que les résultants ne seront pas encourageants pour ne pas dire médiocres.



Par: Isanganiro , mercredi 4 octobre 2017  à 15 : 25 : 03
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Ce lycée compte plus de 800 élèves, dont plus de 300 étant dans les premières années des sections de langue et science en post fondamentale . Cent soixante quinze parmi eux sont dans la section science. Ils s’asseyent à 5 ou 4 sur une vingtaine des bancs disponible dans la salle de réunion qui sert de salle de classe. Le reste de ces derniers s’asseyent le dos plié, de 9 à 10 sur des longs bancs, comme ceux de l’ église. ils essayent tant bien que mal de prendre des notes avec leurs cahiers sur les genoux mal à prendre note.

Les élèves de la classe de première dans la section des langues, eux suivent les cours dans une classe de 7X9m. Au nombre de 145, obtenir une place relève de l’exploit. Pour y arriver, il faut se réveiller au chant des coqs pour être à l’école. Ceux qui n’ont pas la chance d’arriver trop tôt suivent les cours étant débout. Comment prendre les notes ? Dieu seul sait. Les apprenants permutent de temps en temps en guise de compassion avec leurs collègues débout. Des conditions d’apprentissage hors de commun.

Les autorités scolaires, les enseignés et les enseignants crient à l’aide en bancs pupitres. Comme si ça ne suffit pas , le ministère de l’éducation continue d’y orienter des élèves pour, on ne saurait dire gonfler, mais déborder l’école qui est déjà submergé des effectifs des élèves. « Des places, il y en a toujours et pour tous les jours, en classe, dans la cour de recréation et sur le toit », ironise un enseignant qui dit ne pas comprendre comment le ministère continue à y affecter des élèves. Qui est responsable ? Dans tous les cas, s’il y a des lamentations sur la qualité de la formation, quand dira-t-on demain ?




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