Découvrir la vie une lutte politique ; nous relate un démobilisé de Ruyigi




Par: Isanganiro , mardi 14 novembre 2017  à 16 : 44 : 55
a

Reverien Ngenzebuhoro est un démobilisé de la Force de Défense Nationale. Nous l’avons trouvé dans sa petite boutique sise au quartier Sanzu de la ville de Ruyigi, dans la localité appelée communément Budagi ,sur la route qui mène vers la sous colline Makombe de la colline Ngarama ,en commune Ruyigi.

Cet homme ,au visage allonge avec courte chevelure noire parsemée de quelques cheveux blancs , dit qu’il a d’abord combattu au côté d’un mouvement armé qu’il ne veut pas que son nom soit cité, pour question de sa propre sécurité, avant d’intégrer le Force de Défense Nationale, au lendemain des accord de cessez le feux. Mais sa carrière militaire a été courte parce qu’il a été démobilisé sur sa demande après deux ans de service car se sentait il physiquement épuisé suite au poids de l’âge et à tant d’années de combat au maquis, indique-t-il -il cet homme ,actuellement âgé de quarante-cinq ans.

Dans sa vie civile, il s’est d’abord adonné à l’agriculture croyant qu’il pouvait ,de cette activité ,faire vivre sa famille. Mais, une grande surprise pour lui. Il dit qu’il a toujours

eu de mauvaises récoltes et qu’il a des lors compris que l’agriculture exige un capital , non seulement pour l’acquisition d’un terrain, la main -d’œuvre et les semences, mais aussi et surtout pour l’achat du fumier organique et même l’engrais chimique.

Cette expérience l’a poussé a associer l’agriculture à une autre activité, le petit commerce .Il fait savoir qu’il a pris en location un petit kiosque où il vent au détail quelques denrées alimentaires de base pour les familles de la localité, surtout le riz, le haricot, et la farine de manioc et des condiments , tels que l’huile de palme et du sel.
Selon lui ,les bénéfices obtenus dans ce commerce lui permettent ,non seulement à relever le niveau dans la satisfaction des besoins fondamentaux, notamment l’alimentation, les soins de santé, l’habillement et la scolarisation des enfant ; mais aussi, lui permettent-ils d’acheter les intrants nécessaires en agriculture.

Cet homme marié et père de six enfants dix avec fierté qu’il parvient à faire vivre sa famille tant bien que mal, par l’agriculture associé e au petit commerce. Nous avons voulu savoir s’il ne regrette pas d’avoir rapidement mis fin a sa carrière militaire, mais Reverien Ngenzebuhoro donne avec fermeté la réponse suivante : "Parmi ceux avec qui nous étions ensemble dans la Force de Défense Nationale, certains mènent une vie vraiment supérieure à la mienne, d’autres sont au même niveau que mois et, il y en a bien d’autres encore dont leurs familles mènent une vie de niveau inférieur à celui de ma famille. Mais, plus que ça, je suis libre ,en famille et par conséquent j’ encaisse l’argent à n’importe quelle date, contrairement aux militaires qui doivent attendre la fin du mois". Pour Reverien Ngenzebuhoro, si les démobilisés auraient été financièrement soutenus comme promis lors du processus de démobilisation, il dit sans mâcher les mots qu’il n’y aurait rien à envier dans la vie militaire.

A la question de savoir s’il ne subit pas de sollicitations politiciennes de la part de ses anciens compagnons de lutte, Reverien dit que personne ne lui a jusqu’à présent adressé de telles demandes et précise qu’il ne pourrait point céder à de telles sollicitations avec raison : "j’ai opté de mois même de mener une civile ordinaire après avoir perdu des années de combat au profit des autres. Plus de temps à perdre chez mois",a-t-il martelé. D’un air visiblement engagé, il dit qu’il vivra en liberté par sa force physique et son intelligence et, tout en affirmant que la vie est un véritable combat , il ne sera pas parmi ceux qui mènent des vie les plus misérables

.Reverien Ngenzebuhoro conseille , non seulement aux autres démobilisés , mais aussi à tout burundais ,à planifier sa vie en comptant sur ce qu’il peut de lui même ,afin de ne pas se laisser manipuler par qui que ça soit.

La suite en dossier

Jeunesse et manifestations politiques cachent un avenir incertain




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

131 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message