Education : Le manque criant d’enseignants, une réalité méconnue au Burundi


2486 au total, tel est l’effectif des besoins en enseignant et personnel administratif exprimé par six directions provinciales d’enseignement à savoir Muyinga, Bururi, Ruyigi, Kayanza, Rumonge et Rutana.



Par: Isanganiro , vendredi 24 novembre 2017  à 05 : 46 : 24
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La province de Rumonge vient en tête avec 649 besoins en personnel dont 306 enseignants. Dans cette province, la direction communale d’enseignement en commune Buyengero exprime à elle seule, le besoin de 131 nouvelles unités.

Le rapport de la rentrée scolaire 2017-2018 en province scolaire de kayanza montre que cette province a besoin de 371 nouveaux recrus dont 221 enseignants. En province de Rutana, le rapport montre un besoin de 314 nouveaux recrutements dont 207 enseignants. Dans la rubrique commentaire, la direction provinciale indique que malgré le redéploiement, la Dpe accuse un manque criant d’enseignant. « Nous invitons les décideurs de nous doter des enseignants suffisants », peut- on lire dans ce rapport de la rentrée. Dans un rapport pareil, la province de Muyinga demande 242 nouvelles unités à recruter côté enseignant, de même pour le personnel administratif.

La province de Bururi demande à son tour 264 enseignants sur un total de 459 personnels à recruter. Le directeur provincial de l’enseignement mentionne en commentaire que le recrutement s’avère indispensable. En province de Ruyigi, le besoin est de 165 enseignants sur 221 nouvelles unités nécessaires pour le recrutement.

Quant à la province de Cibitoke, le rapport ne dit rien sur les effectifs des besoins en personnel. Dans son commentaire, le directeur provincial dit qu’il existe des écoles qui ne disposent d’aucune unité où manque des enseignants suite à la création des nouvelles sections du post-fondamentale.

Selon ce rapport, certaines directions font recours aux bénévolats, aux volontaires et aux vacataires. Tous ces rapports de la rentrée scolaires convergent sur un point. "Zéro recrutement" au moment où l’article 24 du budget général de l’état exercice 2017 indique, « tous les recrutements sont gérés sauf le secteur de la défense, de la sécurité, de l’éducation, de la santé et de l’enseignement des métiers, dans les limites du budget disponible ».




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