Revue de presse du 23 Décembre 2017




Par: Isanganiro , mercredi 27 décembre 2017  à 08 : 40 : 30
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L’hebdomadaire Iwacu revient sur les réactions des uns et des autres par rapport au référendum constitutionnel. Le secrétaire général du parti Cndd-fdd au pouvoir tente de rassurer.

Alors que les opposants politiques et quelques activistes des droits humains montaient aux créneaux, Evariste Ndayishimiye, lui, estime qu’il n’y a pas une raison d’être tendu en disant qu’il n’y aura pas de démocratie dans ce processus. Il exhorte les burundais en général et les hommes politiques en particulier de suivre cette campagne et de donner des suggestions sur ce qui peut être changé dans ce projet de constitution.

Au sein de la plateforme de l’opposition Cnared, le porte-parole Pancras Cimpaye repris par notre confrère, s’interroge : comment pouvez-vous imaginer qu’il y a quelqu’un qui peut faire campagne pour dire Non ? C’est se moquer des gens, dit-il. Il s’interroge encore comment on peut battre campagne alors que les opposants sont soit en exil, soit en prison pour leurs opinions.

Quant au président du parti Frodebu nyakuri, Keffa Nibizi toujours à travers iwacu, il trouve que ce projet de loi répond aux aspirations de la population. Il reconnaît que le président de la république a les pleins pouvoirs de proposer des amendements. « Nous aussi nous n’avons pas été consultés, mais nous n’avons pas de base légale pour protester », renchérit Keffa. Iwacu mentionne que le président de la république a mis en garde quiconque tentera de faire une contre-propagande contre le projet de constitution.

Peu de filles s’orientent vers les filières scientifiques. Le constat se dégage selon le magazine Burundi Eco, d’une étude qui a été parrainée par le ministère de l’Education, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique en partenariat avec la Maison de l’Unesco pour la Culture de la Paix au Burundi.

Les conclusions de cette étude qui couvrent la période de 2009 à 2017 montrent que les filles préfèrent les sciences de la vie et de la santé. Par contre, elles sont très peu nombreuses à s’orienter vers les filières des sciences fondamentales. Le magazine explique les raisons de cette réticence des filles à se faire inscrire dans les filières scientifiques.

D’abord l’accès des filles à l’enseignement reste limité en général à cause des stéréotypes culturels. Beaucoup de Burundais ont encore en tête les idées archaïques selon lesquelles la fille n’a pas besoin de faire des études. On entend encore ici et là des propos sidérants comme quoi le diplôme de la fille c’est son mari. D’autres pensent que les filles sont moins fortes dans les sciences que les garçons.

L’agence Net press parle de grogne chez les commerçants et les populations de la capitale.

A la veille des fêtes de fin d’année, notamment la Nativité, les citadins d’habitude se bousculent dans les routes et dans des magasins, pourquoi pas aux divers marchés de la capitale, pour acheter qui, une chemise, qui, un pantalon pour son fiston, qui, un pagne neuf pour son épouse afin de mieux agrémenter ces fêtes. Le constat est tout autre actuellement selon l’agence en ligne.

Il n’y a pas d’ambiance de fête, probablement suite au pouvoir d’achat des populations qui s’est nettement effrité ces derniers temps. Le gros des populations pense à un repas au quotidien et il devient hors de question qu’on leur dise des fêtes de fin d’année. La plupart des personnes rencontrées trouvent qu’il n’est plus nécessaire de conseiller aux gens de consommer responsable car les conditions même de vie actuelles l’imposent à chacun des habitants de la capitale.

La communauté de blogueur Yaga écrit sur ce qu’elle appelle la religiosité au Burundi. Elle parle d’un fait religieux, social et politique.

Yaga qui remarque que toutes les Eglises du Burundi ont beaucoup de fidèles aujourd’hui. Entre religiosité, qui est qualifié selon le billet d’excès de sentiment religieux, la manipulation, l’acte de désespoir et vrai foi, le contributeur tente une explication du phénomène.

Il écrit que si les commandements de Dieu ne concernaient que le peuple juif au début, les autres peuples, notamment les Burundais, se les ont appropriés par la suite. Seulement, le blogueur constate qu’ils ne les respectent pas. En effet, « tu ne tueras pas ton prochain, tu ne voleras pas, tu ne forniqueras pas », ne sont plus considérés par la plupart des gens, comme des péchés. Yaga sait par ailleur, se référant à la Bible, que ce ne sont pas ceux qui disent « Seigneur, Seigneur » qui iront au ciel.




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