Revue de presse 06 janvier 2018




Par: Isanganiro , dimanche 7 janvier 2018  à 12 : 44 : 33
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L’hebdomadaire Iwacu revient sur les cotisations des travailleurs domestiques. Les domestiques sont sommés de cotiser, d’acheter la carte d’identification, et la somme n’est pas modique selon le journal.

La carte s’obtient en effet à 7.300 francs burundais, les photos 2500, et une contribution mensuelle de 500 francs. Ne nous voilons pas la face ; tout employeur burundais connaît le salaire mensuel de son travailleur domestique. Et de poursuivre que l’adhésion à une association est volontaire ; on ne devrait pas être forcé.

Iwacu estime que les raisons avancées par le représentant du collectif des associations qui défendent les travailleurs domestiques ne tiennent pas debout : « c’est pour pouvoir connaître tous les domestiques, ainsi que les domiciles de leurs employeurs » ; « c’est pour des raisons de sécurité que cette identification des domestiques a été instaurée ».

Rétrospective sur 2017 ; Iwacu est revenu sur les événements qui ont défrayé la chronique. 2017 ; une année bien chargée en politique notamment.

La politique a été marquée par plusieurs événements dont un processus d’Arusha au point mort, l’appel à la contribution aux élections de 2020, le référendum en vue, le retour de certains politiques, etc.

Notre confrère parle également de l’économie. Il évoque le manque de devises, la hausse des prix de l’électricité, l’inflation galopante, la réhabilitation des marchés en mairie de Bujumbura, … des événements importants qui, selon lui, ont marqué l’année 2017. Et l’hebdomadaire d’écrire dans un titre que « quand le Fbu tousse, l’économie s’enrhume ».

Et en matière des droits de l’homme, l’année a été marquée par les rapports présentés sur la situation au Burundi et le retrait de ce dernier de la CPI. Bujumbura a rejeté tous ces rapports, et parle plutôt des rapports fondés sur des informations erronées.

L’Agence Burundaise de Presse rapporte le clin d’œil que fait la ministre de l’éducation aux burundais sur les études à distance et à l’étranger. En effet, la ministre Janvière Ndirahisha demande aux parents de s’informer suffisamment avant de faire inscrire leurs enfants dans des universités étrangères afin de ne pas perdre de l’argent par manque d’information nécessaire.

D’après un communiqué du ministère de l’éducation cité par le quotidien ABP, des enquêtes diligentées révèlent par exemple que « Madison International Institute and Business School » n’est reconnu par aucun organisme d’accréditation légale aux Etats Unis d’Amérique.

Même localement, les choses ne sont pas roses d’après Le journal La voix de l’enseignant qui alerte sur le manque de supports pédagogiques au post-fondamental, surtout dans les classes de la deuxième année post-fondamentale .Le gouvernement avait distribué les livres pour le 1er trimestre, espérant produire le reste avant la fin de celui-ci, mais en vain, regrette cet hebdomadaire. En attendant, les enseignants se contentent de faire la révision de la matière du 1er trimestre, ce qui aux yeux d’un élève, risque de produire des conséquences fâcheuses à la fin du cycle lors de l’examen d’Etat puisque les élèves auront avancé de classe sans avancer dans la matière, conclut La voix de l’enseignant.

L’utilisation du kirundi dans des ateliers ; une bonne mesure selon la communauté de blogueurs Yaga. Elle revient ici sur la décision du ministère burundais de l’intérieur, que les ateliers organisés par des ONGs étrangères à l’intérieur du pays devront désormais être animés par un burundais et en kirundi.

Yaga émet des interrogations entre autres : qui ne serait pas content quand sa langue natale est utilisée dans toutes les activités de son pays ? Ne serait-ce pas bon qu’il y ait suppression de frontières entre les instruits et les non instruits ? Mais pour tout, le billet soutient que ceux qui ont pris la mesure prêchent par l’exemple.

L’agence en ligne Net press écrit sur un refus de collaboration suivi de la suspension de l’aide par le Hcr. Des réfugiés burundais qui ont refusé de se faire prendre des empreintes pour leur enregistrement comme les autres au haut-commissariat pour les réfugiés dans la localité de Kamanyola, à l’Est de la République démocratique du Congo.

Ils sont plus de 3000 selon l’agence, constitués principalement par les adeptes d’Eusebie Ngendakumana, celle-là même qui déclare souvent être en contact permanent avec la Vierge Marie. La raison majeure de ce refus est que cette pratique ne rencontre pas l’assentiment de leurs croyances. Cette agence onusienne, le HCR, qui avait fait plusieurs mises en garde, a dû suspendre les aides qu’elle octroyait à ces réfugiés.

La sanction était prévisible selon encore l’agence en ligne qui explique que même d’autres Burundais en exil, au Rwanda, en Ouganda et en Tanzanie, avaient conseillé à ces compatriotes de se faire violence, ne fût-ce que pour l’intérêt de leurs enfants.




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