Cibitoke : Le soleil et la chenille légionnaire, de véritables ménaces pour le maïs


La population de la plaine de la Rusizi demande d’être assistée en vivres car elle estime qu’ à la 3eme année consécutive, elle ne va rien récolter suite aux chenilles qui ont ravagé leurs champs. La DPAE Cibitoke appelle cette population à procéder à une lutte biologique par ramassage de ces insectes.



Par: Isanganiro , lundi 8 janvier 2018  à 15 : 27 : 07
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Tout le long de la route nationale numéro 5, on observe d’agréables étendues verdoyantes à perte de vue. Pour un observateur non avisé, il ya lieu de penser que la population de la dite province n’a aucun soucie du lendemain. Cependant la réalité est tout autre. La chenille légionnaire et le manque de pluie le long de la rivière Rusizi, plongent la population de la province de Cibitoke dans le désespoir.

La localité de kw’Izibase trouve sur la sous colline Miduha de la 2ème transversal dela zone Rukana, en commune Rugombo. Précisément à 7 km de la route qui mène à la frontière burundo-rwandaise de Ruhwa.Ezéchiel Ndayikeza, sa femmeSpèsNdabumvira et leurs deux enfants nous les avons rencontréentrain de sarcler un champ de maïs.Le feuillage des plants de maïsest troué par endroit, plié comme si l’eau chaude y aurait été déversée. A l’intérieur de ce feuillage, une substance jaunâtre dans laquelle M. Ndayikeza montre une chenille dite légionnaire.

Pour ce couple aucun espoir pour une prochaine récolte.« Cette chenille a ajouté le drame au drame. Ça fait plus d’un mois qu’on n’a pas eu de pluie, ce qui a favorisé la multiplication de ces chenilles. Nous demandons une aide urgente » déplore M. Ndayikeza.

Jean Sinzinkayo, est âgée de49 ans. Nous l’avons croisé de retour de son champ, 4 houes sur son vélo. Il indique serer la ceinture en attendant semer le coton car aucun espoir pour d’autres cultures « C’est la 3ème année consécutive que nous n’avons rien récolté » indique-t-il.

De simples pratiques pour limiter les dégâts

Rubin Tubirabe, conseiller économique du gouverneur de la province de Cibitoke fait un constat amer sur l’ampleur des dégâts. Il explique que la population passe la longueur des journées dans les champs « Ils ramassent ces chenilles qui ont quasiment détruits leurs cultures en sacrifiant toutes les autres activités. Nous craignons la famine qui risque d’affecter plusieurs ménages » informe-t-il.

Au niveau de la direction provinciale de l’agriculture et de l’élevage (DPAE), Edmond Uwobikundiye chargé de la production, suggère l’usage des méthodes biologiques plutôt que la lutte à l’aide des produits chimiques. Ce technicien de la DPAE Cibitoke explique que les produits chimiques sont néfastes à la santé humaine « Des conséquences négatives se remarquent dufait que les plantes absorbent ces composés chimiques, qui sont à leur tour consommés par l’homme. Ce qui est plus grave c’est que les mélanges des différents produits brûlent les plantes ».

Il ajoute que la province de Cibitoke n’est pas la seule concernée par cette chenille qui ravage les champs en milieu à faible pluviosité mais également la région de l’Imbo, les autres pays de la région et de toute l’Afrique.




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