Des controverses sur la campagne de sensibilisation sur les articles amendés dans la constitution


Certains partis politiques divergent sur la campagne de vulgarisation du projet de constitution amendé en cours alors que les représentants du gouvernement appellent ouvertement la population à voter positivement ce projet de constitution. La Commission Electorale Nationale Indépendante affirme que le moment de la campagne pour appeler la population à voter pour ou contre le projet de constitution n’est pas encore arrivé.



Par: Isanganiro , mardi 9 janvier 2018  à 16 : 33 : 04
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Photo : Iwacu

Depuis le 12 Décembre de l’année dernière 2017, le président de la République a procédé au lancement officiel de la campagne de sensibilisation sur les articles amendés du projet de constitution qui sera soumis au référendum. Certains représentants du gouvernement qui parrainent cette campagne ne cessent pas d’appeler la population à voter « massivement » pour cette nouvelle constitution.

Les partis politiques estiment que cette campagne est une anticipation de la propagande. Le parti UPRONA, par la voix de son porte-parole, considère que la propagande pour le prochain référendum n’a pas encore commencé. Toutefois, Olivier Nkurunziza trouve normal que le gouvernement invite sa population à voter ce projet de constitution puisqu’il en est l’initiateur. Comme conséquences, indique-t-il, les autres se hâtent à enseigner le « non » alors que c’est prématuré.

Par contre, Léonce Ngendakumana, vice-président du parti FRODEBU trouve injuste que le gouvernement empêche l’opposition d’aller enseigner le « non » alors que le gouvernement a déjà commencé. Léonce Ngendakumana demande que tout le monde ait l’accès à la propagande parce que, explique-t-il, c’est un droit.

Le ministère de l’intérieur de l’entend pas de cette oreille. Thérence Ntahiraja, assistant et porte-parole au ministère ayant la gestions des formations politiques dans ses attributions, de même que le parti Uprona, explique que le gouvernement a le droit d’inviter la population à voter positivement la constitution. Selon lui, il s’agit de son projet.

Que dit la loi, s’interrogent plus d’un ?

Selon la Commission Electorale Nationale Indépendante, le moment de faire la propagande n’est pas encore arrivé. "Que les représentants du gouvernement enseignent le vote du « oui », c’est une campagne précoce", dit Prosper Ntahorwamiye , le porte parole de la CENI. Par contre, il regrette que la commission n’ait pas les prérogatives de contrôler l’action du gouvernement.

Pour l’expert électoral, la CENI a le pouvoir de prendre des sanctions contre toute pesonne qui s’arroge le droit de mener la campagne avant les délai prévus.

Maitre Donatien Niyonsaba, s’appuyant sur certaines dispositions du code électoral burundais rappelle que le délai de deux semaines pour la campagne est précédé par un décret du président de la République.

Ce projet de constitution sera soumis au référendum au mois de mai de l’année en cours. Elle avait été promulguée avant les élections de 2005. La campagne de propagande est prévue deux semaines avant le jour du vote.




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