Unions libres à Bubanza et Rumonge : état des lieux après l’ultimatum du président de la république


84% des ménages en unions libres de la province de Bubanza et 64% en commune et province Rumonge ont régularisés leurs mariages. Les chefs administratifs des deux provinces menacent de sanctionner les retissants.



Par: Isanganiro , mardi 9 janvier 2018  à 17 : 41 : 12
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Dans un recensement effectué en 2017 dans la province de Bubanza, il a été dégagé 7 901 cas d’unions libres. Après l’appel du président de la république de régulariser les mariages jusqu’au 31 Décembre 2017, 6 676 couples ont pu régulariser leurs mariages soit 84% selon Tharcisse Niyongabo, gouverneur de la province de Bubanza.

Plus de 2000 couples n’ont pas répondu à l’appel lancé par le numéro un burundais en province Bubanza d’après cette autorité provinciale. « Certaines femmes ou hommes ont refusé cette régularisation des mariages sans donner d’explication » déplore le gouverneur de Bubanza. Tharcisse Niyongabo ajoute également que des sanctions vont être prises à l’ endroit de ces personnes qui n’ont pas encore officialisé leurs unions.

Selon un recensement en province de Rumonge, 5 632 ménages étaient en union libre. Tenant compte des sensibilisations qui ont été faites, explique l’administrateur de Rumonge, l’état civil a pu enregistrer 3 360 mariages soit 64% jusqu’au 31 Décembre. Le rapatriement en cours de ce mois de Janvier va ajouter, estime Célestin Nitanga, près de 500 autres mariages.

A côté des 36% qui n’ont pas encore régularisés leurs unions, Célestin Nitanga, administrateur communal de Rumonge appelle la population à se ranger du côté de la loi. « Personne n’est au-dessus de la loi, il faut que ces personnes en unions libres choisissent de vivre dans la légalité » déclare-t-il. L’administrateur de Rumonge demande néanmoins que la période pour l’enregistrement de ces unions libres soit rallongée.

Cette campagne de « moralisation de la société » a comme objectif, selon le gouvernement burundais, de lutter contre la surpopulation, les grossesses non désirées . Selon le code pénal burundais l’union libre est punissable d’u emprisonnement de 1 à 3 mois et d’une amende de 100 000 Fbu




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