Revue de presse du 20 Janvier 2018




Par: Isanganiro , lundi 22 janvier 2018  à 07 : 22 : 29
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Dis-moi comment tu traites tes enfants. C’est ici le titre de l’hebdomadaire Iwacu dans un éditorial. Il parle des récits qui font froid dans le dos.

Le 14 janvier à Nyamabere en commune Mpanda de la province Bubanza au nord-ouest du Burundi, deux enfants âgés de huit et dix ans ont été tabassés, avant d’être enterrés jusqu’au cou. Le motif de cette barbarie : vol de maïs dans un champ. Le phénomène prend de l’ampleur selon toujours notre confrère.

Pour la même raison, deux mois plus tôt, deux autres mineurs ont été amputés de leurs mains en commune Itaba de la province Gitega au centre. C’est nouveau, inquiétant. Dans le temps, poursuit iwacu, les burundais toléraient qu’un enfant qui a faim cueille dans un champ un fruit, un épi. D’ailleurs la tradition burundaise soutient que « Uwutarimiye umwana w’inyoni ntarimira uwiwe », traduit en français par : qui ne cultive pas pour l’enfant d’autrui ne le fait pas pour le sien.

Iwacu parle également de la peste caprine qui décime le cheptel à Bugendana.

Les chèvres de centre du pays sont emportées par la peste au grand dam des commerçants et des paysans. La commune Bugendana en province de Gitega est la plus touchée. Trois mille et quarante-quatre chèvres ont été recensées mortes de pestes de petits ruminants depuis décembre dernier.

Les analyses effectuées au laboratoire vétérinaire de Bujumbura sur des prélèvements de sang des chèvres mortes confirment l’existence de cette maladie. Une première au Burundi, précise le directeur de la santé animale au ministère de l’agriculture et de l’élevage, repris par notre confrère.

Le magazine Burundi Eco pour sa part, précise que ce sont des chèvres qui ont été distribuées par le projet LVEMP II de la Banque Mondiale dans les provinces de Gitega, Mwaro et Kirundo. Elles ont été achetées sur le marché local, et les boucs ont été importés de l’Ouganda en novembre-décembre 2017. A deux semaines de leur distribution, ils ont commencé à tomber malades. Le directeur de la santé animale appelle les éleveurs à isoler les animaux déjà atteints ; à cesser non seulement de les vendre, mais aussi de les consommer.

Les responsables des partis politiques à Gitega sont appelés au respect des étapes de référendum constitutionnel.

L’agence burundaise de presse revient sur les propos du gouverneur provincial qui demande aux responsables des partis politiques d’informer et de sensibiliser leurs militants au respect des étapes, soulignant qu’il n’est pas encore temps d’entamer la campagne de propagande sur le vote pour ou contre le projet d’amendement de la constitution. Ceux qui tenteraient d’anticiper seront exposés aux sanctions prévues par la loi, dit-il.

La communauté de blogueurs Yaga écrit sur les secrétariats au Burundi, tout en s’interrogeant : faut-il craindre de nouvelles « Gucci Grace » ? Le billet estime en effet que certaines secrétaires se comportent comme des cerbères des temps modernes et abusent de leur pouvoir, gardant jalousement l’accès au bureau de leur supérieur.

Je ne dis pas que toutes les secrétaires sont mauvaises ou qu’elles se prennent toutes pour des « Gucci Grace », précise le blogueur, loin de là ! Mais tout autant qu’il y a des secrétaires accueillantes, respectueuses et qui font leur travail de manière impeccable, il y en a d’autres qui se croient sorties de la cuisse de Jupiter et qui en abusent. C’est là que devraient intervenir leurs chefs pour les encadrer et au besoin les « remettre à leur place ». Sinon, nous serions tous tentés de donner raison à celui qui avait dit que « les directeurs dirigent l’usine mais les secrétaires dirigent les directeurs ».

Une autre interrogation de Yaga porte sur Miss Burundi : pourquoi nos reines de beauté ne gagnent pas à l’étranger ? L’année écoulée a été marquée par la participation de nos miss dans des concours de beauté internationaux, mais il y a eu baptême de feu : difficile pour elles de finir au moins dans le top 5. Le billet parle de compétions nettement différentes des nôtres ».

C’est à travers ce billet justement que Miss Ange- Bernice Ingabire retrace son passage en août dernier en Afrique du Sud pour « Miss Africa Continent 2017 » : « les étapes à elles seules donnent du fil à retordre. Tout est coté. Les tenues vestimentaires, les votes en ligne, les différentes épreuves. Tout ». Aucun détail n’est donc laissé. Bref, rien n’est pris à la légère.

Autre hic, alors que quelques-unes des candidates sont chaperonnées par leurs managers sur place, Ange Bernice a voyagé seule et met en cause le manque d’entrainement face à ce défi de taille : « Il ne s’agit pas seulement d’un simple concours d’éloquence ou de bien défendre son projet, comme c’est la coutume ici. Loin de là ».




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