8ème heure à l’école , une heure de trop


La 8ème heure, instituée dans le système éducatif burundais (au post-fondamental) sans aucune ordonnance en début de l’année scolaire en cours, fait couler de l’encre et de la salive. Alors que l’autorité scolaire parle d’une heure instituée pour l’achèvement des programmes, les élèves qui somnolent déjà à cette heure et les enseignants fatigués la trouvent de trop et voudraient son annulation pure et simple. Au niveau des syndicats, la question est déjà au Ministère de l’éducation nationale et de la recherche scientifique.



Par: Isanganiro , lundi 22 janvier 2018  à 14 : 26 : 37
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Un simple passage dans les écoles fondamentales et post-fondamentales permet de constater une fatigue matérialisée par une somnolence sur les bancs pupitres déjà à la 7ème heure. Avec la 8ème heure dans le post-fondamental introduite dans le système éducatif burundais avec cette année scolaire en cours, c’est le calvaire coté élèves mais aussi chez les enseignants.

Les directeurs d’écoles de Rumonge concernées interrogés disent que c’est une décision émanant du ministère de tutelle dans le souci de pouvoir achever les programmes. Mais, ils n’ont pas d’ordonnance ministérielle instituant cette heure jugée de trop par les élèves et les enseignants, une situation déjà connue des directeurs qui estiment que le but poursuivi ne sera pas atteint.

En effet, les élèves qui commencent à somnoler déjà à la 7ème heure résistent difficilement à la 8ème heure et ne s’empêchent pas de dormir sur le banc pupitre en présence même de l’enseignant lui aussi déjà épuisé et opte souvent à faire prendre des notes à cette heure critique (certains enseignants prestent même plus de 24h par semaine après le redéploiement).

Les élèves expliquent clairement qu’il est difficile voire impossible de tenir jusqu’à 13h’45min après avoir diné à 20h la veille. Alors que les élèves , les enseignants et même certains directeurs d’écoles interrogés voudraient l’annulation de cette heure qu’ils qualifient de trop, Rémy Nsengiyumva président du syndicat STEB dit que la question est déjà transmise au ministère de tutelle.




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