Revue de presse du 27 Janvier 2018




Par: Isanganiro , samedi 27 janvier 2018  à 12 : 44 : 59
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L’amphi ou le bistrot, ainsi s’interroge Iwacu sur le choix que devraient faire les fonctionnaires fréquentant les universités qui organisent la formation du soir pour cette catégorie d’étudiants ; c’est une question que se pose aussi la ministre en charge de l’enseignement supérieur qui n’a pas caché son exaspération et sa colère lors d’une rencontre avec les professeurs d’universités, les recteurs, bref l’intelligentsia burundaise.

Cet hebdomadaire rapporte l’exemple donné par Janvière Ndirahisha, à savoir ces « étudiants d’un autre genre », d’ « honnêtes fonctionnaires » qui prestent à l’intérieur du pays comme à Cankuzo de lundi à vendredi alors qu’ils sont inscrits dans une université à Bujumbura. Impensable pour la ministre aux mille et une décisions pour qui cette pratique est à décourager. Mais à son humble avis, l’éditorialiste du journal Iwacu trouve que la ministre pose souvent les bonnes questions ; reste à se demander si les réponses ou plutôt les décisions qu’elle prend sont toujours adéquates, s’interroge –t-il dans les colonnes de cet hebdomadaire. Pour lui, il semble qu’un fonctionnaire qui passe ses soirées plus dans un amphithéâtre que le coude sur les comptoirs d’un bar serait plutôt à encourager ; rappelant que même plusieurs dignitaires, qui avaient dû interrompre leurs études par la force des choses, ont obtenu leurs diplômes grâce à ces cours du soir. Iwacu conclut en interpellant Mme la ministre de l’éducation de laisser le choix aux fonctionnaires entre l’amphi ou le bistrot pour autant que ce programme du soir dans les universités soit bien cadré au lieu d’être combattu tout court.

Le journal la voix de l’enseignant écrit également sur ces cours du soir en passe d’être suspendus dans les universités privées

Ces enseignements vespéraux sont destinés dans la plupart des cas aux fonctionnaires et adultes n’ayant pas la possibilité de suivre les cours organisés dans la journée eu égard à leurs occupations professionnelles.

L’inquiétude et les interrogations tiennent au constat que, selon la ministre et d’autres voix, des fonctionnaires prestant et résidant en provinces suivent des cours organisés dans une institution de Bujumbura-mairie, pendant qu’il est supposé qu’ils prestent jusqu’à 15 heures et demie. Il s’entend que cette catégorie d’étudiants n’est pas régulièrement inscrite et le fait qu’ils réussissent des fois avec distinction constitue un paradoxe et relève d’un manque de régularité dans l’organisation des cours et des évaluations. Et pourtant note le journal La voix de l’enseignant L’académie soir est dans la ligne de la philosophie de l’UNESCO

Le lycée du Saint Esprit aux prises avec la ministre de l’Education ; titre le journal la voix de l’enseignant

Dans le but de garder sa renommée et sur initiative des parents, le lycée du Saint Esprit a continué ses cours de renforcement. La ministre Janvière Ndirahisha n’y va pas par quatre chemins. Elle interdit le paiement des frais d’encadrement et l’organisation des cours de renforcement. Les parents craignent que l’école perde sa place.

En effet, le recteur a indiqué qu’il vient de recevoir trois lettres successives de la part de la ministre lui intimant l’ordre de cesser les cours de renforcement à l’école. Ce qui va aussi dans le sens que les parents ne vont plus payer les frais d’encouragement ou d’encadrement. Pour les enseignants au lycée du saint esprit, la renommée de l’école vient de l’encadrement fait par les enseignants et du dévouement fait par les parents pour soutenir les enseignants.

Le journal BURUNDI Eco écrit dans son éditorial sur l’Incendie de l’ex-marché central de Bujumbura, 5 ans après…jour pour jour ;

L’hebdomadaire revient sur les faits et présente la situation actuelle et la vie que mènent les commerçants qui ont perdu leurs marchandises dans l’incendie de ce marché. En effet, écrit –il, certains commerçants ont pu prendre place dans les marchés des quartiers périphériques, d’autres dans le marché provisoire de COTEBU, d’autres dans le marché Chez Sion et d’autres encore dans les galeries qu’on a construit au centre–ville autour de la place où était érigé l’ex-marché central.

Bien qu’à l’occasion du 4ème anniversaire de l’incendie de l’ex-marché central, c’est–à-dire le 27 janvier 2017, le gouvernement ait annoncé la construction d’un centre commercial pour remplacer l’ex-marché central. Au moment où l’éditorialiste écrit ces lignes que nous lisons pour vous, un an après don , le projet est toujours en cours et on ne saurait pas préciser quand le centre commercial sera construit, surtout que le gouvernement est toujours à la recherche d’un potentiel investisseur qui mènerait à bon port ce projet. Ce centre commercial sera-t-il rentable ? Les loyers des boutiques seront-ils abordables pour les anciens commerçants de l’ex- marché central qui trouvent déjà les frais de location des stands exorbitants ? S’interroge Burundi Eco

L’agence burundaise de presse ABP revient sur le 20 eme sommet du COMESA qui se tient à Bujumbura du 18 au 19 avril prochain. Après une audience avec le président burundais, rapporte ce quotidien, le secrétaire général du comesa , Sindiso Ngwenya a avoué apprécier les efforts consenties par le gouvernement burundais au niveau des préparatifs de ce sommet . Il sera question de l’entrée de deux pays, la Tunisie et l’Algérie, ce sera également question du remplacement du secrétaire général de ce marché commun de l’Afrique orientale et australe composé jusqu’ici de 19 pays, a-t-il ajouté.

Le journal iwacu revient également sur la polémique alimentée par le choix laissé aux citoyens à propos de la contribution aux élections de 2020 ; à savoir l’argent ou la lettre, et que le gouvernement présente toujours comme volontaire, notamment par la voix de son ministre des finances, Domitien Ndihokubwayo, qui considère que contribuer aux élections, c’est renforcer la démocratie en annonçant que ceux qui ne veulent pas mettre la main à la poche n’ont juste qu’à le faire savoir. Une intimidation et une obligation à peine voilées, selon l’acteur politique Tatien Sibomana qui fait remarquer qu’une disposition du code du travail stipule qu’aucune retenue à la source du salaire du travailleur ne peut se faire sans l’aval de ce dernier, expliquant par ailleurs, toujours dans les colonnes du journal Iwacu, que le code du travail est hiérarchiquement supérieur à l’ordonnance, fut-elle conjointe.

Même analyse de la part du président Sylvestre Ntibantunganya qui ajoute que si la population est appelée à contribuer, la moindre des choses c’est de définir la traçabilité de l’argent dès la collecte, la gestion, la somme attendue. Le président de la confédération des syndicats du Burundi Tharcisse Gahungu, quant à lui, soulève des inquiétudes sur cette lettre qu’on doit adresser aux ministres pour demander une dispense, comme d’ailleurs cette analyse anonyme publiée dans ce numéro d’Iwacu, évoquant la peur des représailles à l’endroit de ceux qui ne voudront pas mettre la main à la poche, « ces moutons noirs qui refusent de jouer le jeu de la souveraineté et de la démocratie ». Et cet analyste rapporté par Iwacu de renchérir par une interrogation : « combien auront le courage de terminer cette phrase :j’ai l’honneur de vous annoncer que je n’ai pas envie de… »




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