Revue de presse du 17 Février 2018




Par: Isanganiro , mardi 20 février 2018  à 14 : 11 : 10
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Bon gré mal gré, s’exclame –t-on à la une du journal Iwacu de ce vendredi ; et c’est à propos de l’enrôlement des électeurs pour le referendum constitutionnel et les élections générales de 2020.Dans son éditorial, le journal relève les menaces, intimidations et harcèlement sur terrain, d’après une enquête menée au Nord du pays, des actes que dénonce naturellement l’opposition.

D’après les réactions recueillies par cet hebdomadaire, le cnared appelle tout simplement la population au boycott ; ce que le cndd-fdd considère comme sans effet face à un peuple uni et déterminé. De son côté, le premier vice-président de l’assemblée nationale estime qu’au lieu de recourir à la persécution, il faut plutôt expliquer les valeurs du vote, allusion faite aux administratifs qui se substituent qui à la police, qui à la justice ; cela frise la barbarie, lance Agathon Rwasa dans les colonnes d’Iwacu.

Et le premier vice-président de la république de rappeler que l’inscription au rôle d’électeur est volontaire, qu’aucune sanction n’est prévue par le code électoral à l’endroit de ceux qui ne veulent pas se faire inscrire et que la sanction est celle que s’inflige tout citoyen qui se prive d’exercer le droit civique. Dans tous les cas, pour l’éditorialiste de l’hebdomadaire, la commission électorale nationale indépendante doit reprendre les choses en main, étant comme arbitre dans l’obligation de rappeler les gens à l’ordre sans parti pris. La crédibilité de tout le processus est à ce prix, l’avenir du Burundi est entre ses mains, conclut Iwacu

Contribution aux élections de 2020 : les enseignants s’en acquittent par intimidation

Selon le journal la voix de l’enseignant, c’est avec la mort dans l’âme que les enseignants donnent la contribution aux élections qui s’ajoute à celle retenue sur leurs salaires. Même si les responsables scolaires disent que cette contribution est volontaire, ils s’exécutent pour se prévenir contre les représailles éventuelles. Ils prennent cette précaution dans la mesure où les listes de ceux qui n’ont pas touché dans leurs poches sont dressées au niveau de chaque école.

Les enseignants croyaient que la retenue d’une partie de leur salaire suffisait comme contribution aux élections de 2020. C’est donc avec stupéfaction qu’ils ont appris de la part de leurs directeurs qu’ils doivent débourser une autre somme supplémentaire dénommée « contribution patriotique aux élections. »

Les directeurs provinciaux de l’enseignement les plus zélés exigent la somme à payer en fonction des catégories la voix de l’enseignant déplore également qu’aucun reçu n’est dérivé à celui qui paie pour question de traçabilité de la contribution.

La commission vérité et réconciliation donne un message aux hommes politiques et aux forces de défense et de sécurité. L’agence en ligne Net press revient ici sur l’atelier qui a été organisé par la CVR, du 13 au 15 février, à l’intention des leaders des partis politiques et aux corps de défense et de sécurité.

Le président de la commission, Monseigneur Jean Louis Nahimana, dit qu’il existe une interdépendance entre les hommes politiques et les corps de défense et de sécurité. Il estime que chaque fois qu’il y a eu des événements sanglants qui ont endeuillé le Burundi, les hommes politiques sont toujours derrière et les forces de défense et de sécurité sont obligés d’éteindre le feu qu’ils n’ont pas allumé.

Monseigneur Jean Louis a invité les participants à prendre conscience de leur responsabilité pour édifier un avenir meilleur au peuple burundais. Pour lui, et comme repris par l’agence en ligne, il est important de toucher toutes les couches de la population burundaise, y compris celles qui ont pris le chemin de l’exil afin de sauver le Burundi pour ne pas reverser dans les crimes du passer.

Le métier de casseur de pierres est fatiguant, mais rémunérateur selon le magazine Burundi Eco.

Dans la lutte pour la survie, plusieurs petits métiers se créent dans le secteur informel dont celui de casseur de pierres. A longueur de jour- nées, des gens cassent les pierres pour en faire du gravier. Avec l’argent obtenu de la vente de ce précieux matériau de construction, poursuit le magazine, ils pourront subvenir à leurs besoins. Pourtant c’est un travail fatiguant et risquant, mais rémunérateur.

Un camion de type BEN rempli de pierres cassées coûte 30 mille FBu, soit 17 dollars à en croire Burundi Eco. Des frais dérisoires au regard des efforts fournis et des risques qu’encourent les casseurs. Les pierres sont cassées sans la moindre protection. Ils les cassent à mains nues et à la vue non protégée.

Cependant, ces casseurs disent qu’ils sont habitués à leur métier, mais, cela n’empêche pas que ces derniers soient fortement touchés. C’est le cas d’une femme qui est devenue borgne après qu’un éclat de pierre ait heurté son œil. Mais elle affirme n’être pas prête à abandonner ce métier.

La communauté de blogueurs Yaga écrit sur la polygamie. Un mal selon elle, qu’on doit continuer à combattre.

Un marathon de mariages s’est fait remarquer sur tout le territoire national, après l’ultimatum qui a été lancé par le président de la République. Les couples vivant en concubinage avaient jusqu’à la fin de l’année 2017 pour régulariser leur union. Mais pour certains couples, envisager un mariage monogame est tout bonnement impossible, au grand malheur de leur progéniture.

Un gardien de chantier dans le quartier Kajaga, est père de quatre enfants nés d’une seconde épouse. Il a quitté sa colline natale et sa famille légale, dans la commune Mutimbuzi, pour chercher du travail en ville. Maintenant, il ne peut se résoudre à renvoyer sa femme illégitime car elle n’a nulle part où aller. Le plus triste, c’est que tous ses enfants sont nés et vivent dans les chantiers qu’il garde.




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