Revue de la presse du 24 Février 2018




Par: Isanganiro , samedi 24 février 2018  à 12 : 49 : 33
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2,4 millions de personnes en urgence selon le Plan de Réponse Humanitaire 2018 du Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires OCHA , repris par lBurundi ECO

Selon ce journal spécialisé dans les questions économiques, Salima Mokrani, chef a.i du Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA) lundi le 19 février 2018 lors de la présentation du Plan de Réponse Humanitaire 2018 a indiqué que 3,6 millions de personnes ont besoin d’assistance en 2018. Parmi celles-ci, 2,4 millions sont plus ciblées, et le Burundi a besoin de d’un montant de 141,8 millions de dollars américains pour les assister. Mais le gouvernement du Burundi a rejeté le rapport de ce bureau estimant que la situation a été présentée de façon alarmante. L’ABP reprend le communiqué du gouvernement qui déplore que contrairement à ce qui est prétendu, ce rapport ainsi que le recensement des personnes en état de nécessité, de même que les chiffres avancés n’ont jamais fait objet de collaboration avec les ministères directement concernés par les questions humanitaires et tous les autres responsables susceptibles d’y contribuer pour l’élaboration d’un rapport consensuel et fiable.

Economie toujours avec le journal Iwacu qui revient sur le rapport annuel de la Banque Africaine de Développement BAD édition 2018 sur des perspectives économiques en Afrique et qui donne des chiffres alarmants sur l’évolution de la croissance économique au Burundi depuis 2015.

Un taux de croissance économique de -0,3 %contre 1,3 % l’année dernière. Les aides financières des principaux bailleurs de fonds qui représentaient jusqu’en 2015 plus de la moitié du budget général de l’etat sont passées de 524,18 millions de dollars en 2014 à 203,8 millions de dollars en 2017.Selon toujours ce rapport repris par Iwacu, la dette publique globale devrait grimper à 67,8% du PIB en 2018 et 72,1 % en 2019. La BAD rappelle que la crise socio-politique que traverse le pays depuis 2015 continue à peser négativement sur le climat des affaires comme l’illustre le classement Doing Business édition 2018 de la Banque Mondiale et qui montre que le Burundi a reculé de 7 places passant à la 164è place sur 190pays. Le ministre burundais des finances quant à lui, rapporte l’hebdomadaire, a indiqué que son ministère prévoit un taux de croissance positif de 3, 9% en 2018 contre 3,5 en 2017.Malgré cette guerre des chiffres, les officiels du secteur économique et cette institution bancaire panafricaine, BAD, la valorisation des gisements miniers et du potentiel hydroélectrique ainsi que l’amélioration du climat des affaires pour attirer les investisseurs directs étrangers pourrait entrainer un impact substantiel sur la croissance économique.,

Contre vents et marrées, le référendum constitutionnel coute que coute, rien ne semble arrêter ou faire douter Bujumbura

Le journal Iwacu na tarie pas de titres pour montrer le caractère déterminé du processus référendaire en cours. Ce journal note dans son éditorial que, malgré le rapport du secrétaire général des nations unies Antonio Guteres qui s’insurge contre ce processus, Bujumbura semble à l’aise dans ses projets de réformes constitutionnelles alors que l’opposition continue à clamer que le moment, n’est pas opportun avant la résolution du précédent contentieux électoral. Et notre confrère qui n’a pas oublié ses notions de géométrie conclut que, Bujumbura et l’opposition, chacun suit sa ligne et que deux lignes parallèles ne se rencontrent jamais.


Les détenues de la prison centrale pour femmes de Ngozi réclament un centre de dépistage, écrit l’agence burundaise de presse, ABP

Selon les prisonnières contactées par ABP, les infectées du VIH rencontrent beaucoup de difficultés quand elles veulent aller consulter les centres de dépistages et de traitement du VIH. Ces problèmes, écrit ABP, sont liés à la mobilité ou à l’obtention des autorisations étant donné qu’elles doivent être accompagnées par des agents de sécurité. Ces détenues de la prison centrale de Ngozi réclament à cet effet, un centre de dépistage au sein même de cette prison qui constitue le seul établissement du pays qui reçoit uniquement des femmes avec une capacité d’accueil de 250 détenues, mais aujourd’hui, elle n’en compte que 90.

ABP écrit également sur le phénomène d’incendie des maisons qui devient de plus en plus préoccupant dans la province Cankuzo

Au moins huit maisons d’habitations ont été brulées au cours de ce mois de février dans les circonstances non encore élucidées selon les rapports des administratifs. Selon ABP qui s’appuie sur ces documents administrateurs communaux, jusqu’au 5 février, la commune Mishiha vient en première position avec 5 cas d’incendie de ces maisons implantées sur les collines de Mugera, Kibimba qui en connait deux et sur la sous colline Ntunda. Dans cette même période en commune cankuzo, deux maisons ont été brulées sur les collines de Kivumu et Mugozi et une autre sur la colline Mashiga en commune Kigamba

Alors que certaines sources écrit ABP, disent que l’incendie de six premières maisons s’est produit parce que les propriétaires sont accusés de pratique de la sorcellerie, l’administration qui se dit préoccupée par ce phénomène demande à tout un chacun de contribuer à la sensibilisation de la population sur la lutte contre les croyances obscurantistes.

Après la radio Isanganiro, c’est le tour de l’agence burundaise de presse Abp d’être visée par l’autorité provinciale de Ruyigi , rapporte Net Press !

Dans la matinée du 21 février, le journaliste correspondant de l’agence burundaise de presse, Abp, dans la province orientale de Ruyigi, Eric Manirambona, a été convoqué chez le gouverneur de cette province, Hassan Abdallah. Il est accusé, selon Net Press d’avoir diffusé une information relative à l’amende exorbitante que fait payer l’administration de cette entité aux parents qui inscrivent avec retard leurs nouveaux nés dans les registres de l’état-civil.

Pour le journal en ligne Net press, depuis que les presses privée et publique cohabitent dans ce pays en 1991, c’est la première fois qu’un journaliste de la presse publique est inquiétée pour son information diffusée. Dans tous les autres cas, c’étaient des journalistes des stations privées qui subissaient toujours les foudres des autorités tant politiques, administratives que militaires.




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