Revue de presse du 17 Mars 2018




Par: Isanganiro , lundi 19 mars 2018  à 10 : 54 : 35
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Le prix de l’improvisation, tire le groupe de presse Iwacu dans son éditorial

Notre confrère s’interroge : Y’aurait-il autant de brouhaha ? Jamais, se répond-t-il, se référant sur le titre « Imboneza yamaho » en langue nationale que les responsables du parti de l’aigle ont attribué au président du comité des sages du parti de l’Aigle et numéro Un du Burundi. « Guide suprême permanent », Guide permanent », des traductions des médias indépendants nationaux ou internationaux, une appellation qui n’a pas fait l’unanimité selon toujours Iwacu.

Après l’annonce de ce nouveau titre des réactions fusent de partout, ajoute Iwacu.
L’ex-président de la République Domitien Ndayizeye qualifie la nouvelle appellation du président Nkurunziza au parti CNDD FDD, « d’un aveu de limites des capacités de ses membres ».Pour cet ancien numéro un burundais,cela reflète au choix du candidat présidentiel au élections de 2020.Il explique que le secrétaire général du parti CNDD FDD l’a annoncé « Personne ne peut se comparer au président Nkurunziza ».
Gaston Sindimwo, 1er vice-président de la république quant à lui,félicite plutôt le président Nkurunziza pour son nouveau titre et appelle au respect du choix du parti CNDD FDD.Pour lui,ceux qui projette ce fait aux élections de 2020 devraient laisser les partis s’organiser et arrêter d’influencer les autres.

Le journal Iwacu s’interroge également sur la réouverture des marchés fraichement réhabilités.

Alors que la Mairie de Bujumbura avait donné, mardi 2 janvier, le délai d’un mois aux anciens commerçants de ces marchés afin de redémarrer leurs activités, jusqu’aujourd’hui aucun marché n’a ouvert les portes, constate notre confrère du journal Iwacu.Les gestionnaires de ces marché justifie ce retard aux travaux de constructions de stands ayant commencé tardivement. Le conseiller principal du maire de la ville de Bujumbura et président de la commission de réinstallation Ramadhan Nkurikiye fait savoir que la mairie n’a aucune responsabilité dans la construction de stands. Le rôle de la mairie se limite dans l’attribution des marchés et dans le respect des normes de construction, ajoute-t-il.


Les enseignants qui violent leurs éduquées profitent de l’indifférence de la communauté, alerte le journal La Voix de l’enseignant.

Ce journal fait remarquer que des relations déplacées entre certains enseignants et leurs élèves-filles se font au vu et au su des autorités, des enseignants et des élèves. Dès le début de petits geste d’amitié jusqu’aux relations intimes, toute la communauté scolaire est au courant. Paradoxalement, regrette notre confrère, personne ne veut dénoncer cette déviance. Et pour causes, explique la voix de l’enseignant : les élèves craignent les représailles de l’enseignant concerné, les collègues de ce dernier privilégient les bonnes relations, tandis que les responsables scolaires laissent faire pour des raisons d’accointance politique ou autre. Cette indifférence et cette complicité fait que les violences sexuelles commises par les enseignants sur leurs élèves restent récurrentes malgré les sanctions sévères prévues par le code pénal pour les personnes accusées de ce crime.

Ce journal suggère des moyens de prévention

C’est la dénonciation secrète à travers la mise sur pied de boites à suggestions dans lesquelles les enseignants et les élèves livreraient des informations sur des cas suspect. Le directeur qui, seul aurait les clés des boites de suggestion mettrait à la disposition du conseil de discipline de l’école des informations pour faire des enquêtes approfondies. Si les enquêtes se révèlent vraies, l’enseignant concerné doit être rapidement puni administrativement ou traduit devant la justice selon la gravité des charges qui pèsent sur lui.

« Qui jettera la première pierre ? » s’interroge un bloggeur de Yaga

Il rappelle ce Burundais vivant en Suède qui vient d’être écroué à la prison centrale Mpimba ce mercredi 14 mars après la diffusion de plusieurs sextapes le montrant en pleins ébats sexuels avec des jeunes filles. Si le caractère pornographique de ces vidéos est encore à prouver, pour la bloggeuse Chloé Kirezi, c’est un pseudonyme, le scandale trouve d’abord son origine dans une société ayant érigé l’hypocrisie en valeur. En effet, explique –t-elle, à chaque fois qu’une vidéo d’ébats sexuels fuite, elle devient virale en un rien de temps.

Partagée par des centaines de personnes, les « défenseurs des bonnes mœurs » y compris ! Parmi elles, il y en qui s’en amusent évidemment et d’autres qui vont se dire choqués. Mais tous, tous vont partager la vidéo à leurs amis. Mais si c’est vraiment choquant, allant à l’encontre de nos bonnes mœurs burundaises, pourquoi partager ?s’exclame cette bloggeuse. Dans tous les cas, la sexualité -ou « le sexe » carrément- fait partie de la vie, reconnait-elle. Et de toute façon, conclut-elle, nos bonnes mœurs ne seront sauvées ni par les calomnies, ni par les emprisonnements, encore moins par des partage en masse de ces « vidéos ».




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