Revue de presse du 31 Mars 2018




Par: Isanganiro , dimanche 1er avril 2018  à 10 : 44 : 57
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Le Cnared, cette plateforme de l’opposition en exil, appelle les burundais à boycotter le référendum constitutionnel. Un manque de réalisme pour certains, écrit l’hebdomadaire Iwacu.

Il ne s’agit pas de se présenter au référendum, mais plutôt ne pas se présenter du tout. En réaction à ce sujet, entre Agathon Rwasa, le leader de la coalition amizero y’abarundi qui dit que le boycott profite au pouvoir en place, et Joseph Ntakarutimana, le secrétaire général adjoint du parti Cndd-fdd au pouvoir, Jérémie Ngendakumana, un des membres du directoire du Cnared, prône pour l’isolement total de Bujumbura.

Le journal Iwacu estime que l’opposition en exil pèse peu sur l’échiquier politique. Bujumbura n’a pas l’intention de ralentir la cadence pour attendre que le Cnared accorde ses violons. Par ailleurs, poursuit-il un peu plus loin, l’on pourrait s’interroger sur le choix de l’appel au boycott. Le projet de révision est enclenché, qu’on le veuille ou non. Iwacu trouve que pour le moment il est difficile à cette opposition de peser sur l’échiquier politique. En exil, éloignée du pays, elle peine à faire entendre sa voix.

Iwacu qui revient également, et longuement, sur la mort d’un homme qui refusait de voter en province Cankuzo à l’Est du Burundi.

Fidèle à ses convictions religieuses, Simon Bizimana, un cultivateur de la colline Gisoro en commune Cendajuru a refusé de s’inscrire pour le vote du référendum de mai prochain. D’après sa femme qui s’est confiée à notre confrère, Simon était un chrétien convaincu ; il appartenait à une sorte de confrérie de prière, pacifique, appelé Abasohoke.

Iwacu parle d’un homme sans histoire, on ne lui connaît aucun conflit dans le voisinage. Arrêté, le 14 février, il a succombé le 18 mars 2018 à l’hôpital provincial ; « des suites d’actes de torture » selon les activistes des droits humains. « de la malaria », rétorquent les autorités.

Le magazine Burundi Eco écrit sur le rapport doing business. Quel alignement pour le Burundi, se demande-t-il.

190 pays vont produire et transmettre les réformes entreprises en matière d’amélioration du climat des affaires à la Banque Mondiale d’ici le 30 avril 2018. Cette institution classe ces pays selon les facilités d’y faire des affaires. Le Burundi s’est engagé sur cette voie des réformes depuis 2010. Sur une période de 7 ans, la tendance du classement pour le Burundi est sur les 3 premières années ascendante.

172ème en 2012 ; 159ème en 2013 et 151ème en 2014. Mais de 2014 à 2018, la courbe du classement du Burundi est descendante : 152ème en 2015 ; 155ème en 2016 ; 157ème en 2017 ; il occupe la 164ème position pour l’année en cours. Une marche à reculons. Mais ce n’est pas à dire que le pays n’entreprend pas des réformes, soutient le magazine.

Les entreprises de constructions devraient veiller à la sécurité sur le chantier, titre l’agence burundaise de presse.

Elle écrit que la ville de Bujumbura est surplombée par des montagnes qui ont des sols favorables à l’érosion, et qui sont à l’origine des incidents notamment celui qui a emporté des vies humaines sur le chantier de Gasenyi, dans la localité de Gatunguru. Et à propos de l’accident survenu le 16 mars sur le chantier où l’on construisait un immeuble en étage à Kiyange en zone Buterere, l’ABP qui cite le porte-parole du ministère de l’environnement parle d’une erreur de technicité, et recommande aux entreprises de construction de veiller à la sécurité sur le chantier, et à l’assurance des ouvriers.

Les violences sexuelles préoccupent la ministre de l’éducation nationale selon le journal la voix de l’enseignant. Désormais, un responsable scolaire qui se rendra coupable sera jugé sur place au lieu de recourir à l’ouverture d’une action disciplinaire, une procédure qui souvent dure longtemps et favoriserait la corruption.

Il est grand temps que les hommes qui violent les femmes et filles en général et les filles-élèves et particulier soient sérieusement et rapidement punis. D’habitude, les présumés violeurs sont poursuivis en justice mais comme les procédures seraient longues, ils prendraient le temps de contacter les parents pour régler l’affaire à l’amiable ou chercheraient à corrompre la justice. Pour éradiquer ce mal de la société, il faudrait juger les soupçonnés dans les plus bref délais pour établir les responsabilités et punir sérieusement les coupables, renchérit la voix de l’enseignant.

Transport en commun à Bujumbura : « Marre de nos bus zombies ». La communauté de blogueurs yaga écrit que prendre le bus à Bujumbura n’est pas une partie de plaisir. Yaga qui fait semblant d’oublier les files, la monnaie de rechange qui manque à chaque fois et s’intéresse à l’état même de ces véhicules : vieux, inconfortables, roulant à peine.

Le billet parle d’une torture pour les passagers. Si on avait le choix, soutient-il, personne ne se déplacerait par bus à Bujumbura. Quand le moteur marche et que la voiture ne fume pas, le confort est plus que déplorable. Si on devrait prendre comme critère de choix « le confort » pour entrer dans les transports en commun de Bujumbura, on resterait sur le trottoir. Mais cela c’est quand le moteur marche, bien sûr.




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