Interpétrol tire la sonnette d’alarme


Une correspondance envoyée au deuxième Vice-Président de la République et au ministre de l’énergie et mines contient une alerte sur la probable cessation de fournir l’électricité par Interpétrol. Cette société pétrolière explique qu’elle fait face aux impayés et le manque de devises.



Par: Isanganiro , dimanche 8 avril 2018  à 14 : 25 : 33
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Dans cette correspondance, la société pétrolière Interpetrol se plaint contre la Régideso pour avoir enregistré un retard dans le paiement de l’énergie consommée ;ce qui entrainerait la suspension de fourniture d’électricité par la centrale thermique de 30 mégawatt.

Par exemple, cette société démontre sa perte par des impayés échus estimés à 15 milliards et 130 millions de francs burundais s’ajoutant sur un montant de 3 milliards et 499 millions de nos francs non échus selon Intepetrol. Munir Bachir, Directeur Général de l’Interpetrol rappelle au 2eme vice-président de la République et au ministre de l’énergie et mines que cette société a mobilisé ses propres fonds afin qu’elle puisse honorer ses engagements de fournir 30 mégawatt 18 heures par jour.

Toutefois, comme on peut le lire dans ce document, tous les services concernés ont répondu à ce geste d’enjeu social et national sans équivalent par une mauvaise interprétation des textes qui les lient avec Interpetrol. Cette correspondance de trois pages rappelle également la Redigeso avait fait une commande de 30 mégawatt mais que jusqu’aujourd’hui la consommation énergétique n’atteint même pas 20 mégawatt.

Dans cette même correspondance, Munir Bachir déplore également que l’OBR ne permet à Interpétrol d’entrer les pièces de rechange sur exonération. Cette société se plaint également qu’elle vient de passer six mois à exécuter le projet de fourniture du courant électrique sans toutefois recevoir des devises de la part de la Banque de la République du Burundi,et cela pour qu’elle puisse respecter son contrat.

Le Directeur Général de la société pétrolière Interpétrol termine sa correspondance n’en demandant à toute personne y compris le ministre des finances de s’impliquer pour trouver l’issue à cette situation.

Une problématique prévisible, selon la PARCEM

Le Président de l’organisation Parole et Action pour le changement des Consciences et des Mentalités dit ne pas être surpris par le cri d’alarme d’Interpétrol .Selon Faustin Ndikumana le gouvernement burundais ne peut pas supporter les dépenses en énergie électrique. De plus, le manque criant de devises est toujours d’actualité. Il invite le gouvernement à prêter une attention particulière à tous ces problèmes.




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