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Revue de presse 5 Mai 2018




Par: Isanganiro , samedi 5 mai 2018  à 13 : 37 : 16
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L’actualité de la semaine aura été marqué par le lancement effectif mercredi de la campagne pour le scrutin référendaire du 17 mai prochain ; un moment d’effervescence comme le rapporte le journal Iwacu dont les reporters ont suivi les ténors du cndd-fdd à Bugendana qui appelaient au vote massif du « oui » alors que la coalition Amizero y’Abarundi à Ngozi mobilisait pour le « non » catégorique. L’Eglise catholique est aussi entrée dans la danse ; mais pas sur le terrain des campagnes, mais à travers une déclaration reprise par notre confrère. Tout en rappelant que le moment n’était pas opportun pour amender la constitution, en se référant à l’article 299 de l’actuelle constitution, les évêques appellent dans cette déclaration du 2 mai, à l’unité et la cohésion des Burundais, car, « la vie continue après le vote », font-ils remarquer. Le lendemain, c’est le parti du héros de la démocratie qui appelait les burundais pour le non. Mais au-delà de cette effervescence, l’hebdomadaire Iwacu note un hic : pourquoi voter « ego », « oui » en français, ou « oya », « non » en français. En effet, explique notre confrère, peu de gens ont eu connaissance de ce texte à soumettre aux burundais, du moins officiellement, puisqu’introuvable sur aucun site officiel comme ceux de la présidence, de la CENI, du gouvernement ou du parlement.

Le journal Burundi Eco revient sur les festivités ayant marqué la journée internationale du travail célebrée mardi de cette semaine.

Rapportant les discours des représentants des employeurs et celui des employés, Burundi Eco fait remarquer qu’ils s’accordent sur un des grands défis qui caractérisent le monde du travail au Burundi à savoir le favoritisme dans le recrutement et la promotion dans les différents postes de responsabilité que ce soit dans le secteur public ou privé. Le sujet qui divise, selon notre confrère, est relatif aux procès en justice des deux parties. Le représentant des employeurs a déploré le fait que dans 80% des cas, ils perdent les procès, sachant que l’enjeu financier est trop grand, et que par conséquent les entreprises travailleront à perte si cette situation perdure. Mais ce n’est pas l’avis du représentant des travailleurs, écrit Burundi Eco, qui rétorque que la justice ne fait que son travail, expliquant qu’un employé injustement licencié et qui a gain de cause devrait aussi bénéficier des dommages et intérêts, rejetant la faute aux employeurs du secteur privé qui font tout pour empêcher la création des syndicats dans leurs entreprises. Comme le rapporte notre confrère, le représentant de la confédération des syndicats du Burundi a par ailleurs suggéré que ces employeurs dédommagent leurs employés avec leur propre argent en cas de faillite pour décourager ces licenciements arbitraires.

Les bloggeurs de Yaga reviennent comme les autres journaux sur la journée du 3 mai dédiée à la liberté de la presse à l’échelle mondiale.

Mais au Burundi, écrit-on, au vu de ce que bravent les médias locaux et différents journalistes, difficile d’affirmer que ces derniers œuvrent en pleine liberté. Le bloggeur rappelle que durant ces trois dernières années, s’il y a un métier qui a souffert de la crise politique que traverse le Burundi, la presse arrive en premier. Evoquant les différentes sanctions et mises en garde contre certains médias encore opérationnels et journalistes, le bloggeur fait remarquer que ces derniers marchent désormais sur les œufs et que maintenant les journalistes sont conscients que le moindre faux pas peut leur coûter très cher.

Ce ne sont plus les Burundais seulement qui sont dans le viseur du CNC. Le bloggeur de Yaga rappelle que les chaines internationales Voix de l’Amérique et la BBC, n’ont plus le droit d’émettre sur le territoire national pendant six mois à partir de ce 7 mai et que la Radio France internationale vient d’être mise en garde.

On termine avec toujours une bloggeuse de Yaga qui estime que, s’il y harcèlement dans les rues, les femmes ne sont pas innocentes, parce qu’il a des attitudes qui favorisent ces dérapages.

C’est notamment le port par les jeunes filles de courtes jupes ou jeans ultra moulants, ou robes courtes. Pour cette bloggeuse, celles qui pensent que c’est bien pour mettre leurs atouts féminins en valeur se trompent et tombent dans un piège, un effet mode. Mais, explique-t-elle, cette mode qu’elles veulent suivre est implantée dans un pays qui a une histoire à lui, différente de la nôtre. Et cette bloggeuse de Yaga de conclure que c’est juste naïf et inconscient de vouloir importer ce qu’on voit ailleurs et espérer par magie que cela se passe sans encombre ici chez nous. Ainsi se referme cette revue de presse préparée et présentée par Jean Bosco Nduwimana, restez branchés sur nos ondes et bon week-end.




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