Revue de presse 26 mai 2018




Par: Isanganiro , dimanche 27 mai 2018  à 13 : 36 : 47
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Jusqu’où ira le non ?, s’interroge le journal Iwacu, en une de sa parution de ce vendredi où il nous montre des portraits de quelques grands ténors de la coalition Amizero y’Abarundi.

Cette question intervient justement après l’introduction jeudi 24 mai par cette coalition d’un recours auprès de la cour constitutionnelle qui a au moins huit jours pour vérifier la régularité du référendum constitutionnel du 17 mai dernier, et pour statuer sur la validité ou l’invalidité du référendum ; et le président de la république pourra promulguer la nouvelle constitution une fois les résultats proclamés. Après la bataille politique, l’affrontement se déplace donc sur le terrain juridique. Entretemps, fait remarquer notre confrère, les élections de 2020 approchent à grand pas et il est difficile de savoir ce qu’il adviendra de la coalition Amizero y’Abarundi, bête noire du parti au pouvoir puisque la nouvelle constitution stipule en son article 86 qu’aucune coalition d’indépendants ne peut être autorisée. Comme le rappelle notre confrère, elle laisse néanmoins une brèche par la disposition 99 selon laquelle, en matière d’élection présidentielle, les candidats peuvent être présentés par les partis politiques ou les coalitions des partis politiques ou se présenter en qualité d’indépendants.

Et un analyste note dans les colonnes du journal Iwacu que l’image du Burundi se retrouve un peu écornée avec une constitution que la communauté internationale juge discriminatoire à l’égard des opposants.

Net press revient sur le message de Michel Kafando lors du conseil de sécurité des Nations unies tenu ce jeudi 24 mai.

Cet envoyé spécial au Burundi a plaidé pour l’organisation immédiate de dialogue inclusif avec les vrais visages de l’opposition burundaise après la retouche de la constitution. Michel Kafando indique que s’il n’y aurait pas la tenue de dialogues inclusifs, le Burundi pourra s’enfoncer dans une crise sociopolitique et économique la plus meurtrière de l’histoire.

Le journal la voix de l’enseignant écrit que les dates du 5, 6 et 7 juin 2018 sont retenues pour la passation du concours national de certification et d’orientation en 9ème année.

Il s’agit de la 3ème édition car, la 1ère édition a été passée en 2016 après l’introduction de l’école fondamentale dont le concours est déplacé de la 6ème à la 9ème. Selon le secrétaire permanent au ministère de l’éducation, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, Léopold Havyarimana, un effectif de 99 025 participants est attendu pour passer les épreuves dans 1115 centres répartis à travers tout le pays.

Remplacer le charbon de bois par d’autres sources d’énergie, titre le journal Burundi eco

Le prix du charbon de bois a été revu à la hausse à Bujumbura depuis le mois de janvier de cette année. Pour les Burundais à faibles revenus (familles modestes), le coût du charbon de bois utilisé par jour estimé à 2 USD ou 5000 FBu. Raison pour laquelle cela constitue une opportunité de se tourner vers d’autres sources d’énergie. C’est pourquoi chaque ménage cherche des solutions plus économiques pour réduire sa facture selon toujours burundi eco. Ce journal fait remarquer qu’à part qu’elles sont comme des solutions financières, les sources d’énergie de substitution renferment d’autres avantages en diminuant l’usage du charbon de bois dans la cuisson des aliments avec pour finalité la protection de l’environnement.

Economie toujours avec cette saga qui n’en finit pas de dévoiler son lot de rebondissements, pour reprendre les mots du journal Iwacu parlant de la décision du secrétariat général du marché commun de l’Afrique orientale et australe Comesa de délocaliser le sommet de Bujumbura à Lusaka : raison avancée : des circonstances imprévues.

Pas convainquant pour Bujumbura qui rétorque que les fonctionnaires de l’organisation n’ont aucune prérogative de changer le lieu du déroulement et que cette décision revient aux chefs d’Etat du Comesa. Et les préparatifs continuent. Iwacu qui rapporte les propos du secrétaire général du gouvernement, et même ceux des comptes twitter de certaines autorités, fait remarquer que dans cet imbroglio dans la communication, il y a un fait : un courrier a été envoyé aux autorités burundaises qui pourraient en déplorer la forme, mais devraient dans le même temps noter que les chefs d’Etat du Comesa n’ont pas encore remis en question la correspondance qu’elles fustigent. Pour l’éditorialiste d’Iwacu, au lieu de continuer les préparatifs, comme si de rien n’était, ce qui peut paraitre comme un déni de la réalité, Bujumbura serait mieux inspiré d’user des canaux diplomatiques classiques pour comprendre les vraies raisons derrière cette délocalisation. En langage diplomatique, il y a un message. Et notre confrère de conclure que ce serait une question à poser aux chefs




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