Burundi : Les « mères » et « pères » célibataires chassés de la fondamentale


La ministre de l’éducation, de la formation technique et professionnelle ordonne que désormais, les filles engrossées et les garçons auteurs de l’école fondamentale ou post-fondamentale se retrouveront dans les écoles de métiers. Pour l’association APFB, cette décision vient pour punir doublement les victimes.



Par: Isanganiro , mardi 3 juillet 2018  à 17 : 56 : 13
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Cette décision ressort du circulaire que la ministre de l’éducation, de la formation technique et professionnelle, a adressé à tous les Directeurs Provinciaux d’Enseignement. Janvière Ndirahisha fait savoir que toute élève féminine victime de grossesse ou contrainte au mariage étant encore au stade de l’école fondamentale ou post fondamentale et le garçon auteur de la grossesse ne seront plus autorisés à poursuivre le système éducatif formel tant public que privé. Pour elle, cette catégorie d’élèves sera seulement autorisée à suivre l’enseignement des métiers ou la formation professionnelle.

Selon certains élèves de la capitale Bujumbura, ce circulaire revêt un caractère injuste à l’endroit des filles engrossées et les garçons qui seront des auteurs. "Ils seront obligés de joindre des métiers alors qu’il ne s’agissait pas de leurs orientations", disent-ils. Pour d’autres, la décision de la ministre est tout à fait bonne. "Même s’ils quittent l’école fondamentale, au moins , ils suivront une formation dans les écoles des métiers et d’ailleurs, ils peuvent trouver à faire qui les aidera à prendre en charge le nouveau-né",expliquent-ils.

Un circulaire vu comme punition

Selon l’association pour la promotion de la fille burundaise APFB, ce circulaire de la ministre de l’éducation est une punition pour les écoliers. Pour Alice Nkunzimana, la coordinatrice, interdire à ces filles et garçons "jeune maman et jeune papa" de poursuivre leurs études à l’enseignement post-fondamental ou fondamental consiste à les punir doublement. "Au lieu de les chasser de l’école, il faudrait des mesures visant la protection de l’enfant car, si les écoliers se retrouvent dans ces actes, c’est toute la communauté, l’école y comprise qui a failli à sa mission d’éduquer", explique t- elle. Alice trouve malheureusement qu’une grossesse en milieu scolaire est un échec de la communauté et les éducateurs.

Or, dit la loi relative aux violences basée sur le genre au Burundi , "les écoles ont l’obligation de faire respecter le droit à l’éducation des filles célibataires". Les responsables, poursuit la même loi, doivent veiller au respect de ce droit.




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