Le président de la République, un professeur sévère face à la corruption


Dans son discours marquant la célébration l’Indépendance du Burundi le 1er Juillet 2018, le président Pierre Nkurunziza a encore une fois annoncé son intention de serrer la vis aux malversations économiques . Pour certaines organisations de la Société civile, cela prouve son engagement mais demande des actions concrètes à ce sujet.



Par: Isanganiro , mercredi 4 juillet 2018  à 15 : 52 : 34
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A la veille de la célébration du 56eme anniversaire de l’Indépendance burundaise , le numéro Un burundais, encore une fois après à peu près 8 ans, promet une intolérance face à la corruption. « Nous célébrons ce 56eme anniversaire en annonçant au peuple burundais que nous sommes en démocratie sans retour. Nous rappelons que 2018 est une année de prise de décision. Il se remarque un comportement étrange à l’approche des élections voire pendant la période électorale. Nous informons que nous ne pourrons pas tolérer toute personne qui s’adonne aux malversations économiques et détournements », rassure le Chef d’Etat burundais.

Le président Pierre Nkurunziza recommande à tous les dirigeants de dresser des décisions mensuelles en rapport avec la corruption, sinon, poursuit-il, ils seront considérés complices. « Nous demandons également aux burundais et surtout les fonctionnaires de veiller à la richesse du pays comme ils le feraient pour leurs propres biens », déclare le président burundais. Il appelle enfin les forces de l’ordre à protéger les richesses du pays.

Une déclaration salutaire, mais qui a besoin d’être accompli par des actions concrètes, selon la société civile

Le président de l’organisation Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques, OLUCOME, salue l’annonce du président de la République mettant en garde les personnes impliquées dans la corruption et détournement des derniers publics. Gabriel Rufyiri, président de cette organisation trouve cependant qu’il est grand temps que les discours soient suivis par des actions concrètes afin que ceux qui sont impliqués dans la corruption puissent être punis. « Les messages de lutte contre la corruption, ce sont des messages politiques que nous saluons. Il y a des présidents qui n’ont même pas prononcé de discours pareils », se réjouit Monsieur Rufyiri. Cette organisation regrette cependant que ce genre de messages ne sont pas concrétisés comme la politique dite « tolérance zéro » qui a accouché d’une souris, selon toujours OLUCOME. Mr Rufyiri estime que la cause serait la force des personnes impliquées dans la corruption.

La plateforme Intégrale de la Société Civile, PISC, estime que les burundais devraient considérer le mot d’ordre donné par le président de la République et dénoncer les malversations et détournements. Selon Jean Marie Nduwimana président de ce collectif, la corruption entraine le recul du pays dans le développement. Il affirme que si le président de la République a encore une fois évoqué la sévérité à la corruption, cela prouve son engagement.

Il y a bientôt 8 ans, lors de son investiture le 28 Août 2010, le président de la République Pierre Nkurunziza a annoncé la politique de « Tolérance zéro » à la corruption et à la malversation.




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