Politique : Une prévision hésitante du retour des exilés politiques


Le ministère burundais de l’intérieur et de la formation patriotique appelle les acteurs politiques en exil à regagner leur pays natal. L’assistant du ministre de l’intérieur et porte-parole de ce ministère rassure que même les 34 poursuivis par la justice burundaise peuvent faire l’objet de discussion. Mais les concernés se montrent réticents. Léonard Nyangoma, président du parti CNDD trouve que le retour des réfugiés sera discuté dans le dialogue inter burundais.



Par: Isanganiro , mardi 28 août 2018  à 17 : 12 : 27
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Dans une interview accordée exclusive à la Radio Isanganiro, Térence Ntahiraja assistant du ministre de l’intérieur et porte-parole dudit ministère garantit le retour des figures de l’opposition se trouvant en exil. En ce qui concerne leur sécurité, il explique que la sécurité est une réalité au Burundi. « Il n’y a aucun problème de sécurité au Burundi. En témoigne même les propos de certains représentants comme le représentant du Secrétaire Général de l’ONU Michel Kafando, qui, lors du dernier conseil de sécurité des Nations Unies qui a précisé que le Burundi est un pays en sécurité », poursuit Monsieur Ntahiraja.

Ce représentant du gouvernement burundais donne l’exemple des politiciens qui ont regagné le pays et dont la sécurité n’a pas été perturbée. « Je voudrais rassurer nos chers politiciens qui sont à l’étranger qu’il y a déjà une partie de ces politiciens qui sont déjà rentrés. Ici on fait un regard rétrospectif au début de l’an 2018, nous avons reçu quelques politiciens burundais, comme Alice Nzomukunda et Joseph Ntidendereza qui sont des responsables de partis politiques, le président Ntibantunganya et l’ancien ambassadeur burundais en Belgique », rassure Térence Ntahiraja.

Le ministère de l’intérieur, même si le gouvernement s’était jadis farouchement opposé à la rentrée des exilés politiques poursuivis, tranquillise cette catégorie politique. « J’invite alors ceux qui veulent de venir parce que tout burundais qui rentre et qui voudrait être sécurisé,nous avons une armée composée de toutes les tendances ethniques comme le prévoit l’accord d’Arusha…Même les 34 qui sont accusés d’être putschistes, il peut arriver qu’il y’ait une enquête approfondie. Si ils rentrent c’est une bonne chose,ils pourraient demander pardon ;au lieu de circuler au monde vaux mieux rentrer,le Burundi c’est leur patrie »,ajoute Monsieur Ntahiraja.

Il trouve que la rentrée des exilés ne devrait pas être évoquée au 5eme round prochain du dialogue inter burundais.

« Le Burundi ne connait pas de sécurité », pas question de rentrer aussi facilement, selon le président du CNDD aujourd’hui à l’étranger.

Léonard Nyangoma trouve que le retour des réfugiés burundais, les leaders politiques y compris c’est une des questions qui devrait être négociée lors du dialogue inter burundais qui se tient à l’extérieur. Il indique que la paix n’est pas totale dans le pays, car des burundais continuent à fuir, ajoute-t-il. Il contredit le porte-parole du ministère de l’intérieur qui a appelé ce lundi les politiciens vivant à l’étranger à renter dans le pays.

Selon toujours l’opposant politique Léonard Nyangoma, « on ne peut pas parler de retour des acteurs politiques exilés sans toutefois évoquer le retour des milliers de réfugiés burundais, la libération des centaines de prisonniers politiques ».Monsieur Nyangoma reste également du côté d’un pouvoir de transition pour une certaine période, ce qui passera par le dialogue inter burundais.

Depuis 2015,le gouvernement burundais a toujours réclamés que certaines figures politiques de l’opposition et de la société civile soient extradées pour être jugées devant les juridictions burundaises.




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