Editorial : « Eduquer ou Périr »




Par: Isanganiro , jeudi 30 août 2018  à 16 : 01 : 49
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Personne n’ignore que l’éducation est le socle du développement d’un pays, une fonction indispensable au progrès de tout pays, c’est un droit, mais surtout un devoir pour tous. Les décideurs d’aujourd’hui, et ceux que nous appelons intellectuels ne sont pas nés tout faits. Ils sont passés par le banc de l’école et ont pu bénéficier des formations qui leur permettent de faire des choix pour les autres. Et aux frais du gouvernement. La création des écoles de référence, le suivi régulier pour avoir un enseignement de qualité, la gratuité scolaire vont dans le sens des réformes qu’il a initiées dans ce sens.

Néanmoins, des problèmes ne manquent pas. Malgré la gratuité de l’éducation au niveau fondamental, les parents ne cessent de se plaindre des contributions leur demandées pour payer les sentinelles, la construction de certaines infrastructures, l’achat du matériel scolaire et autres.

Certains enseignants sont sollicités pour dispenser des cours pour lesquels ils n’ont pas la qualification. Ne parlons pas de bibliothèques ou de laboratoires quasi inexistants à certaines écoles.

Dans des écoles à régime d’internat, la ration journalière par élève est insuffisante ; cela fait déjà des années qu’elle est limitée à 800 francs burundais, d’où les directeurs de ces écoles ont toujours des ennuis avec leurs fournisseurs. A cela s’ajoute l’état des lieux des dortoirs.

Ces défis de l’enseignement public n’épargnent pas non plus les écoles privées. Ici, l’on constatera avec amertume que des élèves réussissent sur base de différentes formes de corruptions que l’on ne veut pas nommer, pour le respect que l’on vous doit. Là-bas, un directeur passe l’examen national à la place des éduqués. La liste de ces manquements n’est pas exhaustive.

En tout état de cause, il faut que tous les partenaires éducatifs puissent travailler en synergie. Car ,les futurs cadres du pays ne sont attendus que sur le banc de l’école et le gouvernement devrait allouer un budget conséquent à ce secteur de l’éducation, pépinière de tous les autres secteurs de la vie d’un pays. Comme le disait si bien l’historien Joseph Ki-Zerbo, il faut « éduquer ou périr ».




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