Revue de presse du 15 Septembre 2018




Par: Isanganiro , dimanche 16 septembre 2018  à 12 : 54 : 15
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Le gouvernement déclare persona non grata les trois membres de la commission d’enquête sur le Burundi. Il s’agit de Doudou Diène, le sénégalais, Lucy Aswagbor de nationalité camerounaise, ainsi que la britannique Françoise Hampson. L’agence burundaise de presse revient sur la correspondance que le ministre burundais des relations extérieures a adressée le 11 septembre aux intéressés.

Il informe que le gouvernement burundais a pris connaissance avec déception et regret, du contenu du rapport qu’il juge diffamatoire et mensonger qu’ils ont rendu public le 5 septembre au palais des Nations Unies à Genève, et suivi d’une sortie médiatique. Le Burundi dit ignorer les visées et le non-dit derrière ce rapport qui, selon la correspondance, est contraire à la réalité du pays.

L’hebdomadaire Iwacu pour sa part se demande qui dit la vérité entre Michel Kafando, l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies et la commission d’enquête sur le Burundi. Ils proviennent d’une même organisation, s’adressent au même pays, mais portent un regard tellement différent sur la situation burundaise.

M. Kafando souligne les actes posés par le chef de l’Etat burundais notamment la promulgation de la nouvelle constitution et son annonce officielle de la fin de son mandat pour 2020. Qui a réellement raison alors entre M. Kafando et la commission de M. Diène ? Iwacu note que cette profonde divergence de point de vue désoriente, déroute l’opinion et suscite des spéculations.

Le journal Iwacu revient également sur la création d’un nouveau parti politique par le premier vice-président de l’assemblée nationale, Agathon Rwasa. Le parti s’appelle FNL, Front national pour la liberté-Amizero y’abarundi. Et au journal d’écrire dans un titre : Agathon Rwasa et le FNL, ça fait un.

Iwacu parle également du sort de l’autre entité de la coalition Amizero y’abarundi. Cette coalition s’est faite en effet entre indépendants d’Agathon Rwasa et ceux de la fraction dissidente de l’Uprona.

C’est une coalition qui a surpris plus d’un selon notre confrère, rassemblant en son sein les entités hutu et tutsi. Un symbole de solidarité et réconciliation. Maintenant que la nouvelle loi mère interdit la coalition des indépendants, les choses doivent changer. Agathon Rwasa a pris les devants en lançant la procédure de la création de son parti. Il n’exclut pas toutefois la possibilité de constituer une coalition lors des prochaines élections.

En page éducation, les écoles renouent avec leurs difficultés récurrentes. C’est du moins le titre du journal la voix de l’enseignant, qui écrit que comme les années antérieures, la rentrée scolaire 2018-2019 présente des facteurs bloquants pour des enseignements et apprentissage de qualité.

Les écoles fondamentales et post-fondamentales font face à des effectifs pléthoriques des élèves dans les classes. Les directeurs des écoles de Bujumbura sont dépassés. Leurs bureaux sont envahis par les parents et les élèves qui demandent des places. Ceux-ci ne veulent pas entendre que les classes sont sursaturées alors que c’est vrai. Les enseignants attendent le matériel pour démarrer leurs activités.

En attendant, poursuit la voix de l’enseignant, les élèves inoccupés déambulent partout. Tenant compte de toutes ces difficultés, les acteurs de l’éducation pronostiquent que les résultats scolaires seront mauvais aussi longtemps que des mesures de désengorger les salles de classes et de rendre disponibles les outils pédagogiques ne seront pas prises.

Le processus de mise en place d’un guichet unique électronique a repris. C’est le titre de « la voix du contribuable », un magazine trimestriel de l’OBR, office burundais des recettes.

Sous le leadership du ministère ayant les finances dans ses attributions, l’OBR assure les devants de la scène dans les préparatifs de la mise en œuvre, enfin, de ce guichet. Enfin, parce que le lancement officiel avait été fait en avril 2014, mais avec le retrait des partenaires financiers, le projet a été ralenti. Ce n’est qu’en mars 2018 que le travail a repris, cette fois avec le soutien financier du COMESA et l’appui technique de la CNUCED. Le guichet unique électronique, une fois mise en place, ce sera une des étapes importantes vers la facilitation des affaires au Burundi, avec un gain de temps considérables pour les opérateurs économiques, renchérit le magazine.

La communauté de blogueurs yaga écrit sur ce qu’elle appelle le business douteux des églises au Burundi. En 2017, le Burundi recensait plus 550 confessions religieuses, sans tenir compte des églises qui ne sont enregistrées nulle part.

Parmi ces confessions, plusieurs sont pointées du doigt dans des cas d’escroquerie et de malversation. Des mesures commencent à être prises. Le billet parle du cas de L’Église Agape Ministries International in Burundi, suspendue depuis le 16 août de cette année. Selon l’ordonnance du ministère de l’intérieur reprise par Yaga, cette église a dévié de ses objectifs présentés lors de son agrément et qu’elle cause des désordres et fonctionne à travers un vol organisé et qui affecte même d’autres confessions religieuses ».




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