Revue de presse du 22 Septembre 2018




Par: Isanganiro , samedi 22 septembre 2018  à 13 : 21 : 43
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Bujumbura en mode confrontation, c’est ainsi que le journal Iwacu titre l’article décrivant l’ambiance des débats de la 39è session du conseil des droits de l’homme des nations unies à Genève où il était question d’un dialogue interactif sur le rapport de la commission Diène.

Notre confrère rapporte que l’intervention de Rénovat Tabu, représentant permanent du Burundi a été très remarquée. Offensif, il s’en est pris aux membres de la commission Diène en déclarant que le conseil des droits de l’homme ne peut pas faire croire au monde entier qu’il est en train de remplir son rôle de promouvoir et de protéger les droits humains en recrutant des éléments qui n’ont aucun égard envers les Etats. Une salve a également été lancée contre l’union européenne qui, aux yeux de Tabu Rénovat, tel que rapporté par Iwacu, commet la grande erreur de croire que le Burundi doit accepter et accomplir leur volonté pour être un bon élève des droits de l’homme. Et de conclure que ce n’est plus une question des droits de l’homme, mais plutôt d’une question d’appétit géopolitique.

De son coté, note le journal Iwacu, l’Union européenne regrette profondément la décision du gouvernement de déclarer les membres de la commission »persona non grata » en représailles à la publication de leur rapport. Notre confrère rapporte aussi que Doudou Diène, le président de la commission d’enquête, quant à lui, voit un encouragement dans la réaction du gouvernement de les déclarer « persona non grata », estimant que c’est peut-être l’indicateur le plus pertinent sur la crédibilité et le sérieux de leur rapport. C’est ce bras de fer entre Bujumbura et la commission Diène, également représenté en caricature en une de sa parution de ce vendredi, qui faire dire à nos confrères d’Iwacu que ça passe ou ça casse.

L’école fondamentale de Kinanira se vide de ses élèves, ecrit le journal La Voix de l’Enseignant

Contrairement à d’autres établissements scolaires de Bujumbura qui sont pleins à craquer, l’école fondamentale de Kananira de la direction communale de Muha assiste chaque jour au départ des élèves vers d’autres écoles des environs. Les parents et élèves accusent les responsables de cette école d’exiger une somme très élevée d’argent alors que l’enseignement fondamental est gratuit. Aussi, ils n’admirent pas la qualité d’enseignement et le niveau d’encadrement disciplinaire. Pour arrêter ce départ, écrit l’hebdomadaire, la directrice de l’école s’est confiée au directeur communal. Ce dernier a intimé l’ordre aux directeurs des écoles de son ressort de ne pas inscrire les élèves en provenance de la dite école et d’y faire retourner ceux qui sont déjà inscrits. Ces derniers refusent de s’exécuter. C’est l’anarchie, conclut notre confrère.

La commune Kabarore se classe première en province Kayanza dans la contribution aux élections de 2020, ecrit l’agence burundaise de presse ABP.

La contribution déjà collectée jusqu’ à la fin du mois d’aout est estimée à plus de 22 millions alors que les prévisions étaient estimées autour de 26 millions, soit un taux de 90 pourcent. Selon Alexis Ngwaniyiki , conseiller de l’administrateur communal, cette somme d’argent a été donnée par environ 1700 ménages. Selon toujours l’ABP, l’administration provinciale fait savoir que la somme qui est attendue dans toute la province de Kayanza est évaluée autour de 300 millions de fr bu.

Les habitants de la commune Gihanga dénonce un couvre-feu qui ne dit pas son nom.

Tel que rapporté par nos confrères du journal Iwacu, ces habitants accusent des Imbonerakure de les tabasser et de les racketter depuis un mois au cours de patrouilles nocturnes, sous prétexte qu’ils violent un couvre-feu. Le gouverneur de Bubanza n’en reconnait pas l’existence, mais parle d’un redoublement de la vigilance à cause du statut spécial du village de Gihanga proche de la réserve de la Rukoko où pullulent toutes sortes de malfaiteurs venus de la RDC.

Constructions anarchiques : pourquoi l’État intervient-il toujours à la dernière minute, s’interroge la communauté des blogueurs Yaga

Ils reviennent sur la visite à Buterere des ministres de l’agriculture élevage et environnement ainsi que celui de l’intérieur où le ministre de l’Environnement a déclaré que désormais la question des constructions anarchiques autour de la station d’épuration des eaux usées de Buterere est une urgence. Pour le ministre, cette zone est invivable pour deux grandes raisons : la zone est inondable et l’air que dégage la station est nuisible pour la santé de l’homme.

Il est vrai que la station d’épuration dégage une odeur pestilentielle, mais de très belles maisons d’habitation entourent le lieu, s’exclame l’auteur du billet.




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