Burundi : les ONGs sommées de se réinscrire quatre documents dans les mains !


Un délai de trois ans accordé aux ONGs internationales pour mettre en application les équilibres institutionnels au niveau du personnel est l’une de quatre choses que les ONGs sommées de fermer leurs portes devront remplir avant de rouvrir. C’est ce que le ministre de l’intérieur Pascal Barandagiye a communiqué ce mardi lors de la réunion tenue à l’intention des représentants de ces organisations. Toutefois les structures d santé appartenant aux ONGs restent fonctionnelles.



Par: Isanganiro , mardi 2 octobre 2018  à 17 : 28 : 01
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En réunion avec les organisations non gouvernementales internationales œuvrant au Burundi, le ministre Pascal Barandagiye a d’abord annoncé dans son discours d’ouverture, que la réunion ne vise pas la rectification de la décision du conseil national de sécurité.

Ce ministre du gouvernement burundais n’y va pas par quatre chemins pour communiquer ces ONGs les raisons de leur suspension.La première chose demandée par le Ministère de l’intérieur à ces ONGs fermées il s’agit de la convention de coopération délivrée par le Ministère des relations extérieures.

« La chose dont vous disposez c’est la convention de coopération que vous signez avec le ministère des relations extérieures lors de l’agrément. Vous devez présenter ça à l’enregistrement. Cela va nous permettre de rayer de la liste ceux qui travaillent « sous les épaules » des autres ONGS enregistrées », précise le ministre Barandagiye.

Le deuxième document il s’agit d’un protocole d’exécution du plan opérationnel de chaque ONG. Celui-ci il est délivré par le ministère de tutelle.
Ces Organisations internationales suspendues temporairement sont également appelées à signer l’acte d’engagement sur la règlementation bancaire à la Banque de la République du Burundi,un document octroyé par le ministère des finances.
Enfin ces ONGs devront se conformer au plan progressif de correction des deséquilibres au niveau du personnel endéans trois ans.
« Nous savons et nous avons entendu certains échos au niveau des membres du personnel des ONGs qui ont parlé de suspension par le gouvernement parce qu’il les contraint à appliquer les équilibres ethniques. Contrairement à ce que vous pensez,nous sommes convaincus des difficultés qui peuvent surgir si on vous demandait de le faire aujourd’hui. Nous vous demandons de mettre dans vos programmations la correction des déséquilibres ethniques,et vous avez trois ans pour corriger ces déséquilibres constitutionnels:ethnie et genre »,précise Barandagiye.

Le ministre de l’intérieur ayant prévenu qu’il n’y aura pas de discussions sur la mesure du conseil national de sécurité, il n’y a pas eu beaucoup d’interventions du côté des représentants de ces ONGs.

La représentante de Médecin Sans Frontière a voulu savoir le sort de l’hôpital de ladite Organisation Non Gouvernementale qui œuvre dans le domaine de la santé.

Le Ministre de l’intérieur a exhorté les ONGs qui ont des projets en rapport avec l’éducation et la santé de continuer avec leurs prestations, car le Gouvernement ne les a pas suspendues.




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