Revue de presse du 6 Octobre 2018




Par: Isanganiro , samedi 6 octobre 2018  à 13 : 31 : 07
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« Suspension des ONG , Barandagiye rectifie le tir », c’est ainsi que le journal Iwacu titre la Une de sa parution de ce weekend end avec un portrait du ministre de l’intérieur dans un regard fixe et un index levé.

En effet , le ministre de l’Intérieur a rencontré mardi 2 octobre les représentants des ONG étrangères pour mettre un petit bémol et donner des précisions sur la mise en application de la mesure controversée du conseil national de sécurité qui venait de suspendre, pour trois mois, les activités des organisations non gouvernementales à partir du 1er octobre. Cette mesure a effectivement provoqué un tollé puisque, comme le fait remarquer Iwacu, ceux qui s’y opposent parlent de machinations sectaires et politiques derrière cette mesure. De leur côté, les partisans de la mesure estiment plutôt que c’est une façon de les inciter à travailler dans la légalité et à respecter les engagements.

L’éditorialiste d’Iwacu estime que les pouvoirs publics sont dans leur rôle de contrôler, recadrer, réguler les activités des ONG. Toutefois, nuance notre confrère, la mesure n’aurait pas créé une onde de choc dans les esprits si le Conseil avait traité la question cas par cas, et pour lui, Il reste à espérer une meilleure collaboration entre le Burundi et les différentes ONG qui sont nécessaires pour le développement.

Nos confrères de la communauté des bloggeurs Yaga montrent quant à eux, que, malgré la mise au point du ministre de l’Intérieur, c’est l’incertitude puisque la décision pénalise tout le monde et que la situation est lourde de conséquences économiques, humanitaires et diplomatiques.

« Mieux vaut prévenir que guérir », l’autorité de l’aviation civile du Burundi l’a bien compris, selon l’Agence burundaise de presse qui rapporte que c’est pour cette raison qu’en collaboration avec la direction générale de la protection civile et la gestion des catastrophes ainsi que les services techniques municipaux, ils ont entamé des travaux de curage de la rivière Mutimbuzi pour remédier au phénomène d’inondations dont est souvent victime l’aéroport international de Bujumbura.

Le directeur général de la protection civile et la gestion des catastrophes explique quant à lui dans les colonnes de l’ABP, que ces travaux de curage ont été rapidement exécutés suite aux informations de l’IGEBU selon lesquelles le nord-ouest du Burundi, à savoir les provinces Bujumbura, Bubanza et Cibitoke connaitront des pluies supérieures à la normale.

Les inondations seront-elles maîtrisées ? s’ interroge Burundi Eco en titre. Ce journal revient sur les travaux de construction d’un bassin d’écrêtement sur la rivière Gasenyi qui traverse les quartiers Gatunguru et Carama.

Selon Dr Catherine Bucumi, Directrice Générale de l’Agence Burundaise pour la Réalisation des Travaux d’Intérêt Public (ABUTIP) : « Le bassin d’écrêtement en cours de construction sur la rivière Gasenyi dans le quartier Carama aura un périmètre de 267 m » et Ces travaux pourront se clôturer à la fin du mois de décembre 2018. Elle sera construite en béton armé. Sa capacité d’accueil sera de 18 000 m3. Son rôle se limite à atténuer le volume de l’eau de la rivière Gasenyi qui inondait régulièrement le quartier Carama.

Selon toujours madame Bucumi dans les colonnes de Burundi Echo, les canalisations et le bassin d’écrêtement ne suffisent pas pour dompter la rivière Gasenyi. Les inondations des quartiers Carama et Gatunguru ne peuvent être palliées qu’en entreprenant des travaux de grande envergure tels que l’aménagement des bassins versants de cette rivière en amont dans les collines surplombant la ville de Bujumbura. Le bassin d’écrêtement est une infrastructure d’une importance capitale. Il faut assurer son entretien pour éviter les effets inverses après sa construction, un clin d’ œil de la directrice de l’ABUTIP à la mairie de Bujumbura, selon toujours nos confrères de Burundi Echo.

Le journal la Voix de l’enseignant est longuement revenu sur la Journée mondiale des enseignants

Célébrée chaque année le 5 octobre depuis 1994, la Journée mondiale des enseignants de cette année est centrée sur la relation entre le droit à l’éducation qui est aussi le droit à un personnel enseignant qualifié ». Ce thème n’est pas anodin dans le contexte scolaire burundais caractérisé par une formation initiale insuffisante des enseignants et l’absence de perfectionnement professionnel pendant leur carrière sur la qualité du savoir qu’ils transmettent aux apprenants. Ce confrère, explique par ailleurs que l’introduction de nouveaux cours dans le cadre du système fondamental et pos- fondamental fait que plusieurs enseignants dispensent des matières dans lesquelles ils ne sont pas qualifiés. Raison pour laquelle, les enseignants demandent au gouvernement de leur fournir une formation continue afin de les soutenir dans leur rôle essentiel d’éducateurs de tous les enfants, de toutes conditions.




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