Revue de presse, 15 décembre 2018




Par: Isanganiro , dimanche 16 décembre 2018  à 09 : 47 : 55
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Ouvrons cette revue de presse par le chapitre éducation avec cette annonce de l’introduction progressive des langues dans l’enseignement fondamental.

Un projet de décret prévoyant l’intégration progressive des langues dans le cursus d’enseignement des trois premiers cycles du fondamental a été adopté par le conseil des ministres de ce mercredi, 12 décembre 2018. Le journal La Voix de l’enseignant revient sur Les rapports d’inspection dans les écoles et les témoignages fondamentaux mentionnant plusieurs difficultés d’enseigner et d’apprendre simultanément quatre langues dès la première année de l’école fondamentale. Ces difficultés sont notamment la faible maîtrise de ces langues par les enseignants, particulièrement l’Anglais et le Swahili, les confusions et les interférences linguistiques faites par les élèves ainsi que la diminution du temps consacré à la langue maternelle suite à l’introduction des langues étrangères. Ce journal précise que ce projet de décret prévoit qu’en première année sera enseigné le Kirundi par écrit et le Français à l’oral. A partir de la deuxième année, les élèves apprendront le Français par écrit. La langue anglaise sera intégrée dans les cours de la troisième année sous forme orale et écrite l’année suivante. Enfin, le Swahili sera d’abord appris oralement en cinquième année et sous forme écrite les années suivantes. La Voix de l’enseignant rappelle que les enseignants et les parents ont toujours exprimé des inquiétudes.

Et nos confrères du journal Iwacu, parlant de ce conseil des ministres de mercredi 12 décembre, évoque un projet de décret portant institution d’une prime d’éloignement pour les enseignants du fondamental, du post fondamental et du professionnel, et précise qu’une équipe a été mise sur pied pour l’approfondir durant une période de deux mois.

Cet hebdomadaire parle aussi dans sa parution de cette semaine des relations tendues entre Kigali et Bujumbura, sous le titre évocateur de son éditorial : « quand les mots attirent les maux », considérant que ce n’est qu’à partir d’une lettre officielle que le président burundais a écrit au président ougandais que l’on a commencé à mesurer l’ampleur du conflit. C’est en pages intérieures que ce confrère évoque la réponse du président Museveni dans laquelle il donne rendez-vous le 27 décembre prochain, date du prochain sommet des chefs d’états de l’EAC et dans laquelle il promet que des questions soulevées par Bujumbura seront abordées à cette occasion.

L’Agence Burundaise de Presse rapporte un point de presse qui a eu lieu en marge d’un atelier organisé par l’Ong PARCEM (paroles et actions pour le réveil des consciences et le changement des mentalités) et au cours duquel un expert économiste a montré que la mauvaise conception des projets est le principal obstacle à l’accès au crédit bancaire chez les jeunes chômeurs en quête d’activités rémunératrices après leurs études universitaires. L’ABP note que l’expert Eugène Hategekimana a encouragé les institutions bancaires locales à instaurer des taux de crédits préférentiels et à accorder des délais de grâce de 6 mois par exemple aux jeunes entrepreneurs burundais afin que le commencement du remboursement des crédits contractés concorde avec la période de rentabilité des projets financés.

Economie toujours avec Burundi Eco qui parle du commerce des fruits devenu florissant surtout dans les centres urbains même si les rares unités de transformation des fruits en jus ou encore en confiture peinent à absorber toute la production. Il souligne que la Banque Mondiale offre une opportunité aux entrepreneurs pour développer la filière fruit à travers le Projet de Développement Local de l’Emploi qui est un don d’un montant de 50 millions USD et qui comprend dans ses composantes le soutien au développement des chaînes de valeurs.

Quand la cour anti corruption frappe les hommes de petits calibres, titre Net Press qui considère que celui qui a dit que la cour anti corruption évite soigneusement de frapper les gros poissons n’avait pas tort au regard d’une audience publique de ce jeudi 13 décembre à Bujumbura où la cour anti corruption a instruit quelques dossiers de personnes poursuivies de détournements des fonds publics : des enseignants, des directeurs de lycées et d’autres qui, les uns ont continué à toucher leurs salaires de façon indue, qui d’autres ont détourné des frais de laboratoire ou des frais de livre et qui d’autres encore, accusés de vendre l’engrais chimique de façon frauduleuse.

D’après ce confrère en ligne, certains de ceux qui suivaient l’audience ont trouvé qu’il y a ceux qui détournent des montants 100 fois supérieurs mais qui ne sont pas du tout inquiétés par la justice. Pour d’autres, c’est la raison pour laquelle l’on ne crée pas une haute cour de justice dont la mission serait justement de juger les personnes haut placées du pays qui seraient également tentées de "prélever" quelque chose sur les biens publics car en la matière, nombreux sont ceux qui affichent toujours une indifférence intéressée.




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