Revue de presse du 16 Février 2019




Par: Isanganiro , samedi 16 février 2019  à 12 : 09 : 54
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L’agrément du parti Congrès National pour la liberté est un cadeau de la saint valentin, c’est de cette manière que le journal Iwacu rapporte la reconnaissance juridique par le ministère de l’Intérieur de cette nouvelle formation politique dirigée par le député Agathon Rwasa. Comme l’écrit ce confrère, Agathon Rwasa parle de reconnaissance après plusieurs années de persécution et d’arrestation arbitraire et se réjouit que c’est désormais un droit, la loi le reconnaît, il n’y a plus d’obstacle ».
Les réactions recueillies par Iwacu abondent dans le même sens pour dire que cet agrément est une bonne nouvelle. Jean De Dieu Mutabazi, président du parti Rassemblement des démocrates du Burundi (Radebu) déclare qu’il est le bienvenu au milieu des autres partis d’opposition. De son côté, le président du parti Frodebu Pierre Claver Nahimana rappelle que ce politicien est un acteur important dans la politique burundaise. Par ricochet, dit-il, l’agrément de son parti est un pas en avant. Cependant, il tient à nuancer : « L’agrément d’un parti, c’est une chose, l’exercice de la liberté politique est une autre ». Le président du parti Sahwanya Frodebu insiste sur cette deuxième étape et souhaite que cet agrément soit un prélude à la liberté politique des partis.

Dans son commentaire, Pancrace Cimpaye, opposant politique en exil nuance et reste convaincu que cela n’est pas en aucun cas un signe précurseur de changement. Pour lui, rapporte le journal Iwacu, le véritable changement viendra quand il y aura un environnement permettant aux réfugiés de rentrer au pays et adhérer à un parti politique de leur choix.

De la mendicité à l’entrepreneuriat ; titre le journal Burundi Eco
Notre confrère relate la vie des anciens mendiants qui se sont regroupés en association pour mener une belle vie. Réunis dans l’association Gira Ico Ukoze Ugihumeka ,1114 membres et ex mendiants atteignent douze millions d’épargne. Selon toujours Burundi Eco,à travers cette association, les membres ont constitué des groupes de crédit de solidarité via l’épargne. Ils apprécient leur niveau de vie actuel et disent ne pas douter de la vie du lendemain.

Isidonie Ntakarutimana, étant veuve et présidente de Gira ico ukoze Ugihumeka témoigne que ses 6 enfants étaient jadis des mendiants de la rue car, explique-elle, elle ne parvenait pas à les nourrir.Selon ce journal spécialisé dans les questions économiques, grâce à cette épargne, Isidonie Ntakarutimana a acheté des tôles et a loué un champ à 90 mille francs burundais pour satisfaire facilement les besoins de ses enfants. Le représentant de cette association rassure que les anciens mendiants membres de Gira Ico Ukoze Ugihumeka ne sont plus vulnérables,et à Monsieur Anicet Kwizera d’ajouter que cette association compte mettre en place une microfinance.

Et le conseil communal de Mutimbuzi dispose désormais d’un nouveau bureau,écrit l’Agence Burundaise de presse ABP
Depuis ce mercredi la commune Mutimbuzi s’est doté de nouveaux organes : Un admnistrateur ,un président du conseil communal et de son vice-président élus après 3 heures de consultations au sein des formations politiques, a constaté ABP.Siméon Butoyi du parti au pouvoir CNDD-FDD élu à 11 voix sur 16 votants,Denis Nduwayezu de la coalition Amizero y’Abarundi élu président du conseil communal à 7 voix sur 16 et Bonaventure Ntahondereye ,son vice-président, provient du parti CNDD-FDD,rapporte l’ABP.
Elle rappelle qu’en moins de 5 ans ; la commune Mutimbuzi vient de connaitre trois administrateurs, 4 présidents du conseil communal, ce qui fait remarquer, selon le nouveau président du conseil communal, qu’il y a certes des problèmes qu’il faut résoudre, conclut-elle.

Et le groupe de blogueurs Yaga écrit sur une conversation qu’il a eue avec « une femme de joie ».
Cette dernière témoigne « A 20 ans j’ai déjà couché avec plus de 100 hommes ».Surnommé Babe* par le blogueur de Yaga,elle a le visage avenant, mais caché derrière un maquillage envahissant. Dans la boîte de nuit surchauffée du quartier Bwiza (Escotisse), elle louvoie avec facilité entre les clients, jauge en un coup d’œil les mâles qui lui jettent des regards insistants, puis va s’attabler avec des amies.
Elle dit s’être retrouvé à faire ce travail par hasard. « Je vivais à Bwiza à la première avenue. À 12 ans, moi, ma grande sœur et une amie avons voulu savoir à quoi ressemblait Escotisse. Nous avons fait le mur une fois, et nous sommes venues faire la fête ici. J’ai aimé l’ambiance. Je suis revenue alors, souvent », raconte Babe .Le blogueur de Yaga conclut que cette travailleuse de sexe ne veut pas continuer dans cette vie. Elle a besoin de capital pour vendre les pagnes. « Malheureusement dans cette vie c’est difficile d’épargner. Je suis toujours coincée ici pour un bon bout de temps, à moins que je ne tombe sur un bon samaritain », se désespère Babe.




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