Revue du 19 mai 2012




Par: Richard Nzokizwanimana , samedi 19 mai 2012  à 13 : 12 : 30
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L’hebdomadaire Iwacu parle d’un malaise au sommet.

Dans un éditorial ; il écrit que la nouvelle a sidéré tout le monde : l’ombudsman est en danger de mort, menacé pour avoir dénoncé la corruption. Mais cette thèse de menace ne résiste pas à une analyse objective selon toujours l’hebdomadaire. Aux yeux du journal, il n’apparaît pas que l’ombudsman a vraiment marqué la chasse aux corrompus.

De son côté, le journal Arc-en-ciel se demande si on peut faire confiance à Mohamed Rukara

Depuis l’annonce d’une tentative de sa liquidation physique, rien ne se dégage encore sur l’identité des comploteurs, ce qui laisse la voix à toutes les spéculations selon l’hebdomadaire. Arc-en-ciel se demande si l’ombudsman a voulu utiliser son statut pour régler des conflits personnels ou si cette tentative de l’assassiner existe réellement.

Il estime que la bombe larguée par Jérôme Ndiho au nom de l’ombudsman fait des dégâts au sein du parti au pouvoir. Reste à savoir, si Mohamed Rukara va suivre le chemin d’El hadj Hussein Radjabu ou celui de Manassé Nzobonimpa.

En dépit de son mandat de six ans non renouvelable, Arc-en-ciel trouve que l’avenir de l’ombudsman ne tient que sur un fil de rasoir, pouvant être corrigé à tout moment par un vote sanction de l’assemblée nationale.

Même si l’ombudsman n’a pas encore révéler officiellement les noms de ceux qui veulent lui faire du mal, des tirs très concentrés vont en direction du maire de la ville de Bujumbura. D’après Arc-en-ciel, Mohamed Rukara chercherait à placer à la tête de la mairie un de ses proches, notamment l’artiste Léonce Ngabo.

Hafsa Mossi quitte le gouvernement la tête haute.

Qualifiée par Arc-en-ciel de personnalité d’une simplicité hors normes et d’une capacité d’écoute et de travail, elle quitte le ministère de la communauté est africaine pour entrer au parlement de la même communauté.

Pour avoir occupé des fonctions importantes dans ce pays, et par sa maîtrise de la langue anglaise et swahili, Arc-en-ciel trouve qu’elle sera à la hauteur de ses nouvelles fonctions et pourra même être la prochaine présidente de cette grande assemblée.

Mécanismes de justice transitionnelle ; un processus qui avance à pas de tortue selon le journal Iwacu.

Deux mois après la campagne gouvernementale pour expliquer à la population le rapport Kavakure et le projet de loi portant mise en place des mécanismes de justice transitionnelle, le processus marque le pas. Une certaine opinion craint que cette affaire ne soit une vue d’esprit.

L’initiative de cette campagne a été jugée par la société civile et certains partis politiques d’inopportune parce que des consultations nationales avaient eu lieu. Pour eux, cela traduirait l’agenda caché du gouvernement, qui veut la mise en place de ces mécanismes selon l’hebdomadaire, après les élections de 2015, pour faire élire certains candidats accusés de crimes.

Le corps de Mwambutsa a été exhumé, mais son transfert suspendu si l’on en croit toujours Iwacu.

Sur requête de la princesse Esther Kamatari, la conseillère d’Etat au département de la sécurité, de la police et de l’environnement du canton de Genève a suspendu la délivrance du laissez-passer mortuaire de la dépouille de Mwambutsa.

Iwacu écrit que le corps du roi a été exhumé mardi 15 mai, et repose auprès d’une entreprise de pompes funèbres de Genève, et il était attendu à Bujumbura le 23 mai.

Le ciment produit par Burundi Ciment Company nourrit une forte controverse en province Cibitoke, écrit le journal Syfia Grand Lac.

Le prix officiel de ce produit n’est jamais celui qui s’observe sur le marché local. Pourtant les responsables de cette usine avaient essayé de barrer la route aux spéculateurs en multipliant le nombre de commerçants grossistes locaux.

Le prix officiel qui devrait osciller autour de 21000Fbu est vendu entre 25 et 27000Fbu dans différents coins de la province Cibitoke.

La Tanzanie naturalise 54.000 autres réfugiés burundais.

Selon le site de la Radio Isanganiro, le Gouvernement tanzanien a annoncé cette semaine la naturalisation de ces réfugiés vivant au camp d’Ulyankulu depuis 40 ans suite aux événements malheureux des années 1970 au Burundi.

Il s’agit du deuxième groupe de réfugiés burundais vivant en Tanzanie à pouvoir bénéficier de cette naturalisation en masse.162.000 autres burundais qui vivaient dans les camps de Mishamo et Katumba avaient été naturalisés en avril 2010.

Le journal Arc-en-cile se demande si les Burundais retournent à l’âge de la pierre.

Cet hebdomadaire part du cas d’assassinat d’une jeune albinos à Kabezi en province de Bujumbura il y a deux semaines qui a été tuée avant d’être amputé de ses bras et jambes et d’une famille de six personnes décimées à la machette à Bwambarangwe sous prétexte que leurs grands mère est une sorcière.

A l’heure actuelle, tuer de cette manière est médiéval et devient banal au Burundi.




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