Revue du 30 juin 2012




Par: Richard Nzokizwanimana , samedi 30 juin 2012  à 17 : 54 : 12
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Cinquantenaire de l’indépendance ; le Burundi devrait montrer qu’il est réellement indépendant, titre le quotidien gouvernemental le Renouveau du Burundi.

Un des anciens dignitaires du Burundi, Zénon Nicayenzi, dit qu’avant la colonisation le Burundi était indépendant et souverain. La colonisation et l’évangélisation ont enlevé cette indépendance. Le peuple burundais a su revendiquer son dû dans la paix. Cependant, la situation économique et financière rend le Burundi vulnérable qu’il est difficile d’affirmer qu’il est réellement indépendant, même constat pour le président du CNDD-FDD.

Frédéric Bamvuginyumvira quant à lui trouve que la colonisation a favorisé les exclusions et les divisions ethniques qui ont causé beaucoup de crimes. Sur ce, le président du parti CNDD-FDD dit que les Burundais doivent être unis pour reconstruire le pays.

Selon l’hebdomadaire Iwacu dans un éditorial, la célébration de ce cinquantenaire devrait être une occasion de vraie lecture du passé, né de la confrontation des faits et de la diversité des points de vue. La liberté a été conquise mais reste fragile et souvent mise à mal.

Le Renouveau du Burundi mentionne que la colonisation ne comporte pas seulement des méfaits mais aussi des bienfaits notamment l’écriture, l’introduction de la monnaie, les infrastructures de qualités notamment les hôpitaux, les ponts, les écoles et les cultures d’exportation.

Le 1er vice-président de la République, ne fait-il plus partie du pouvoir exécutif ? S’interroge l’agence Net Press.

Cette agence se réfère aux propos du ministre de la justice qui menace de porter plainte contre quiconque continuerait à dire que le verdict contre le journaliste Hassan Ruvakuki a été dicté par l’exécutif. Et de se demander comment un ministre de la justice peut perdre un procès devant sa propre justice dans l’état actuel des choses ?

Aussi, poursuit cette agence, aurait-il oublié que c’est le premier vice-
président de la République, Térence Sinunguruza qui a exhibé des photos devant les diplomates quelques semaines seulement après l’arrestation d’Hassan Ruvakuki ? Cette institution n’incarne-t-il pas le pouvoir exécutif ? s’interroge toujours Net Press.

Pas de liquidité dans les banques, écrit le journal Iwacu.

Cet hebdomadaire rappelle qu’il y a un mois que les banques commerciales ont adressé une correspondance auprès de la banque centrale pour lui annoncer un manque criant de billets pour servir leurs clients.

Lorsque cette rumeur a commencé à circuler, le gouverneur de la BRB, est monté au créneau pour affirmer haut et fort, à travers l’agence Net Press, qu’il n’en est rien, et qu’il y a assez de liquidités pour faire tourner l’activité économique burundaise comme auparavant. Précisant que cette rumeur non fondée, était due à la forte demande de fonds en cette période de la campagne café par rapport aux autres périodes de l’année.

Mais selon les analystes contactés par Iwacu, l’endettement interne du gouvernement est au cœur de l’assèchement des liquidités dans les banques commerciales. Par ailleurs le ministre des finances avait aussi demandé aux différents ministères d’appliquer des mesures d’austérité dans la gestion de leurs budgets respectifs.

Serait-il cette raison qui a poussé à la révision du budget annuel réduit de 10% ?

Selon l’Agence Burundaise de presse, le ministre des finances a expliqué que cela vient corriger le déséquilibre financier résultant de la baisse des ressources de l’Etat occasionnée par la détaxation de certains produits et la crise financière mondiale.

Comme solutions, Faustin Ndikumana, président de la PARCEM propose la diminution sensible des missions, le charroi de l’Etat, le gel des exonérations accordées et mettre en place une commission pour réorienter les dépenses publiques.

Le journal Syfia Grands Lacs écrit sur les commerçants étranglés par les banques

13.000 commerçants burundais récemment tombés en faillite n’ont plus accès au crédit, ce qui risque de paralyser le développement économique du pays. Ils accusent les banques commerciales de les spolier et de pratiquer des taux d’intérêt insupportables et demandent à la banque centrale d’intervenir.

Ces commerçants qui constituent 15% de tout le Burundi, ont été inscrits sur une liste de clients insolvables initiés par la banque centrale. Un vieux commerçant de Bujumbura a eu une crise cardiaque, quand sa banque a saisi sa maison, pour recouvrer le crédit contracté.

Les hommes sont aussi violés. La Dignité de la Femme écrit que les victimes gardent le silence par peur d’être la risée de la communauté.

Heureusement, grâce à certaines associations de défense des droits de l’homme, certains hommes commencent à avouer avoir été abusés sexuellement. A écouter ces victimes, poursuit La dignité de la Femme, les agresseurs sont les mêmes que pour les femmes ou jeunes filles.

Toujours dans la dignité de la femme, les enseignants ont du mal à parler de sexualité, écrit aussi La Dignité de la Femme

C’est tout un chapitre sur la sexualité et la santé de la reproduction enseigné en principe depuis 2011 en 5ème et 6ème années, qui est sauté par bon nombre d’enseignants. Manque de temps, niveau d’âges différents des écoliers, toutes les justifications sont données pour terminer l’année sans aborder des sujets pourtant jugés importants par parents, élèves et enseignants eux-mêmes.

Richard Nzokizwanimana et Léonce Bitariho.




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