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Accueil Actualité thématique Economie Mobicash Burundi, solution à la bancarisation ?
 
 


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Mobicash Burundi, solution à la bancarisation ?

Par : Désiré Nimubona , mercredi 15 août 2012  à 12 : 23 : 29
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La Banque Commerciale du Burundi, l’Office Nationale des Télécommunications (ONATEL) et le MobiCash Africa viennent de lancer officiellement à Bujumbura un système de transaction à l’aide des téléphones mobiles.

Avec le nouveau système de payement, le téléphone mobile devient une banque mobile entre les mains de son utilisateur, a souligné lundi le patron de MobiCash Africa, le rwandais Patrick Gordon Ngabonziza au cours d’une conférence de presse.

Désormais, le taux de bancarisation des burundais se réduit a 5% selon les enquêtes de la Banque de la République du Burundi, mobicash se trouve être une des solutions à l’accès aux services bancaires de la population, Patrick Ngabonziza affirme que les opportunités qu’offre ce nouveau produit permettront de passer de 5% a 25% d’ici deux ans.

Le nouveau système pourra ramener de l’informel au formel l’argent qui circule actuellement parmi les habitants des villages et des collines du pays.

MobiCash facilitera les transactions au niveau des téléphones mobiles uniquement. Ainsi, les usagers des téléphones mobiles n’auront plus besoin de porter sur eux des billets au marché ou dans des lieux d’approvisionnement.

Ce ne sont pas des clients de la Bancobu et de l’Onatel uniquement qui seront des bénéficiaires de ce nouveau produit. Selon le Président du Conseil d’Administration et fondateur de Mobicash Patrick Gordon Ngabonziza, mais le produit est ouvert à n’importe quel client des banques locales et des autres compagnies de télécommunication de la téléphonie mobile du Burundi.

Face au vol des téléphones mobiles de ces derniers jours et des piratages des réseaux informatiques en Afrique de l’Est ces derniers jours, les opérateurs disent que des mesures de sécurisations des parcs informatiques de MobiCash seront prises pour éviter des pertes dues aux actions de piratages des parcs informatiques.

MobiCash, selon son fondateur, est aussi une façon de créer des emplois dans ce pays où ne le nombre de chômeurs ne cesse de croitre bien qu’il n’y a pas de statistiques claires sur ça. Ainsi, a souligné Patrick Ngabonziza, « jusque fin 2013, 1000 agents seront recrutés pour MobiCash contre une vingtaine aujourd’hui ».

« Aujourd’hui le Burundi fait le pari de l’innovation » a-t-il ajouté, soulignant aussi que la valeur du marché du mobile banking d’ici 2015 sera évaluée à près de 50 millions de dollars américains.

Annonçant que c’est un projet commun de trois opérateurs, l’ONATEL, la Bancobu et le MobiCash, les taches seront partagées. Ainsi, l’argent liquide sera gardé par la Bancobu, l’ONATEL va ouvrir ses réseaux pour les transactions tandis que MobiCash va gérer l’argent virtuel.


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Par Stan Siyomana   ce  mercredi 15 août 2012   à 15 : 40 : 00

Les investisseurs sont attires par "la valeur du marche du mobile banking...a peu pres 50 millions de dollars americains."
Le site de la compagnie de telephonie mobile Safaricom du Kenya (www.safaricom.co.ke) revele que si j’avais 10.000 shillings kenyans a envoyer au le compte d’un autre abonne, ca me couterait 50 shillings. Pour que le destinataire puisse retirer cet argent chez un agent, ca lui couterait 145 shillings. Donc le cout total serait de 195 shillings, soit 2% de la somme. Est-ce que ce service est bon marche ? Le pourcentage est encore plus eleve pour des sommes en dessous de ces 10.000 shillings.
Les gens devraient penser serieusement sur le cout du service et les avantages qu’ils en tirent. Merci.



Par LEGEEK   ce  mercredi 15 août 2012   à 22 : 05 : 55

C’est vraiment une innovation au Burundi etant donné que dans la region c’est le seul pays qui semblait etre en arriere en matiere des NTIC en general et des services mobiles en particuliers.Cependant j’ai la meme inquietude que Monsieur Stan,quel est le cout reel de ce service parce que, bien que ils veulent nous faire comprendre l’utilité surtout dans la creation de l’emploi, il faut pas que ce soit des charges disproportionnées qui s’ajoute.Sinon le service en soi il vient a point nommé.Merci



Par   ce  vendredi 17 août 2012   à 15 : 26 : 32

Et les frais de transaction, pourquoi vous n’en dites rien M Patrick ? Supposons que celui qui envois son argent paiera les frais de transaction comme le receveur, vous croyez que le coût sera moins important que l’actuel système de chèque ou de virement ? Je ne le pense pas, mais j’apprécie votre initiative.



Par   ce  vendredi 17 août 2012   à 16 : 55 : 13

@Par Stan Siyomana ce mercredi 15 août 2012 à 15 : 40 : 00

Il faudrait comparer par ex. avec les tarifs des concurrents tels que Western Union, Mutec, Moneytrans, etc.
Pour moi ça va batailler dur ! Et ce sera d’atant mieux pour le consommateur, lui qui a l’habitude de se faire plumer...



Par Stan Siyomana   ce  vendredi 17 août 2012   à 20 : 04 : 38

"Le nouveau systeme pourra ramener de l’informel au formel..." :
La "publicite" de Mobicash reproduite ci-haut est en anglais.
- Les technologies en information et communication ne sont t pas faciles a maitriser, vu le bas niveau d’alphabetisation au Burundi et surtout parmi ceux qui operent dans le secteur informel.
- Je ne sais pas comment les compagnies de telephonie mobile s’y prennent au Burundi, mais j’espere que les explications/mode d’emploi des services de Mobicash seront en francais ou en kirundi, langues que le burundais moyen peut comprendre (pour etre plus adapte au marche burundais). Merci.




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