Le PTD plaide pour la renationalisation de la filière café




Par: Désiré Nimubona , mercredi 5 septembre 2012  à 17 : 37 : 31
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Le président du Parti des Travailleurs et de la Démocratie, PTD, Paul Nkunzimana, dit qu’il est grand temps de faire revenir dans les mains de l’Etat, toutes les entreprises qui ont été privatisées, à commencer par la filière café, pour rendre le Burundi indépendant de la Banque Mondiale et l’FMI dans la gestion économique de l’Etat.

Au cours d’une conférence nationale de renationalisation de la filière café ce mercredi à Bujumbura, Paul nkunzimana a dit que ces institutions ont trompé le pays, en l’incitant à vendre ses entreprises, et surtout la filière café qui gênerait, il y a peu, plus de 80% des revenus en devises.

Les caféiculteurs sont désintéressés, les plants de café déracinés et ceux qui ne le sont pas ne sont plus entretenus, faute de manque de motivation, regrette Nkunzimana.

Il estime que depuis la venue de la politique de la privatisation de la filière café, le nombre de vergers a sensiblement diminué au Burundi.

« Les données fournies par l’OCIBU font étant d’un verger de 132 millions de pieds de café en 1998 et d’une perte d’un million de pieds chaque année malgré la replantation annuelle de 5 millions de pieds », alerte Paul Nkunzimana.

En plus, ajoute t-il, les organisations et multinationales étrangères viennent chercher du café au Burundi et payent moins, pire encore, en tranches, souvent d’ailleurs, d’une façon désordonnée.

M. Nkunzimana, qui compte faire revenir le Gouvernement à la raison, de même que les burundais, dit ne pas comprendre comment, le Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté, Phase I (CSLPI) a été incapable de retirer la population des griffes de la pauvreté. Il s’indigne de la volonté du gouvernement de lancer la deuxième phase du même programme, alors que même le pouvoir d’achat et l’espérance de vie ont sensiblement diminués ces dernières années.

Le caféiculteur de Kayanza vend son café au Rwanda à plus de 3000 f le kilogramme, alors que le « washed » dépasse rarement 1500f au Burundi, regrette un participant dans cette conférence nationale. Il souligne que les caféiculteurs optent à frauder le café vers le Rwanda pour avoir un léger mieux au moins au niveau des prix.

Alors que les investisseurs dans ce secteur ont échoué de le relever, l’exigüité des terres suite à la démographie galopante n’est qu’un drame au drame, déplore Nkunzimana.

« Face à ces raisons, nous lançons une campagne de renationalisation du café, pour que les premiers bénéficiaires soient les caféiculteurs et non les multinationales étrangères », annonce-t-il.

Les organisations syndicales du Mali, Cote d’Ivoire, Togo, Hongrie, France, et même burundaises avaient envoyé des messages de soutiens à l’endroit de la conférence nationale de renationalisation du café.




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