Revue du 29 septe ;bre 2012




Par: Richard Nzokizwanimana , dimanche 30 septembre 2012  à 09 : 46 : 12
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En page politique, le journal Iwacu parle de nuages sur le couple ADC-RWASA.

L’hebdomadaire écrit qu’Agathon Rwasa n’est pas en bons termes avec l’adc-ikibiri. C’est un secret de polichinelle. Les leaders de la coalition minimisent le différend et, le cas échéant, assurent pouvoir continuer la lutte politique sans le fnl.

Le divorce n’est pas encore prononcé, mais le couple traverse des turbulences. Iwacu revient sur ce que Rwasa a écrit à ses fidèles en ce mois de septembre. Il estime que les temps sont durs et que les signaux sont au rouge. D’abord parce que le pouvoir de Bujumbura continue de persécuter ses membres ; ensuite parce que certains déviants de son parti, pour protéger leurs intérêts, trahissent et condamnent leurs compagnons de lutte.

Julien Nimubona : Un ministre très universitaire d’après Jeune Afrique.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est déterminé à aller jusqu’au bout de la réforme de l’Université burundaise, qui vient de franchir un pas décisif.

Un mois après sa prise de fonctions en 2010, Julien Nimubona a fait fermer deux établissements d’enseignement supérieur qui avaient démarré leurs activités depuis dix ans sans autorisation... et suscité des plaintes de la part de certains de leurs diplômés. Cette année, outre l’entrée en application de la loi réorganisant l’enseignement supérieur, en novembre 2011, le pays est passé au système licence-master-doctorat et intègre donc les standards internationaux. L’occasion, pour le ministre, d’accélérer la réforme de l’Université.

Jusqu’à présent, notre système datait des années 1960 et était hérité de la colonisation belge, avec des structures, des enseignements et filières traditionnelles qui produisent beaucoup de diplômés, dont la plupart, malheureusement, sont au chômage. En outre, les anciens diplômes n’étaient reconnus nulle part. Ce ne sera plus le cas avec le passage au système BMD, bachelor-master-doctorat, équivalent anglophone fonctionnel depuis cette année et par lequel nous sommes en train d’adapter notre enseignement supérieur aux standards internationaux, en particulier à ceux de la Communauté est-africaine.

La prolifération des établissements supérieurs privés pose-t-elle des problèmes ?

Jeune Afrique répond par l’affirmative. Il y en a vingt-trois, parmi lesquels des établissements dont les fondateurs espéraient tirer profit en recrutant de plus en plus d’étudiants. Tout le monde se plaint de la qualité des enseignements qui y sont dispensés.

La nouvelle loi nous permet désormais d’inspecter, de contrôler, d’autoriser, d’agréer et d’accréditer - ou non - ces établissements dans le cadre de la Commission nationale de l’enseignement supérieur, composée de gens très compétents, objectifs et fiables.

Les centres d’enseignement de l’anglais prolifèrent à Bujumbura. L’hebdomadaire Iwacu écrit que le gouvernement, via le ministère à la présidence chargé des affaires de la communauté est-africaine, n’est pas en reste dans la promotion de cette langue.

C’est après les heures de service que l’on peut réaliser combien les burundais sont déterminés, poursuit Iwacu. La plupart vont apprendre l’anglais malgré la fatigue. Intégration dans l’EAC oblige.

La contraception par les hommes, pour les femmes

Au nord du Burundi, écrit le journal la dignité de la femme, une cinquantaine d’hommes a eu recours à la vasectomie depuis le début de cette année 2012. Cette opération consiste à ligaturer le canal déférent par lequel s’écoule le sperme afin de ne plus procréer sans atteinte à la virilité. Cette méthode vient donner un peu de repos aux femmes, soutient le journal.

En limitant les naissances et en préservant la santé des mères, la vasectomie, de plus en lus pratiquée au Burundi, est doublement utile. Les hommes qui se font opérer assument la contraception, autrefois affaire de femmes.

L’agence Net Press revient sur le dossier Ruvakuki reporté pour le 8 octobre prochain.

Le procès en appel pour notre confrère était prévu ce vendredi 28 septembre. Il a été reporté pour le 8 octobre et les avocats de la défense demandent qu’il soit programmé pour toute une semaine.

Malgré sa condamnation, le ministre de la sécurité publique a démontré que Ruvakuki est incarcéré injustement. Lors d’une conférence de presse, Gabriel Nizigama a bien précisé que notre pays n’a pas encore connu d’actes de terrorisme. Mais on sait qu’Hassan Ruvakuki a été condamné à perpétuité en première instance, accusé de complicité aux actes de terrorisme.

Les jeunes doivent donner de l’élégance et de l’esthétique à la culture nationale, écrit le Renouveau du Burundi.

Les jeunes citadins sont tentés par beaucoup de choses. C’est dans cette optique que plusieurs clubs culturels ont été créés dans la capitale Bujumbura dans le but de donner à la jeunesse un encadrement basé sur la culture burundaise.

Cela n’a pas été une tâche facile de convaincre les jeunes citadins d’adhérer dans ce club culturel parce que l‘invasion des valeurs étrangères a atteint profondément les esprits des jeunes Burundais. Omer Nzosaba, président du club Intatana, dit que, grâce aux clubs culturels, les jeunes ont compris que l’identité d’un pays est quelque chose qui doit être mise en avant afin de se comparer aux autres et se situer dans la diversité du monde.

Quant à Laetitia Nshimirimana, la vice-présidente du club Giramahoro, elle fait savoir que ce club a été créé après avoir remarqué que les jeunes n’attachent aucune importance à la culture. En plus, la crise que le pays a traversée n’a pas laissé les jeunes indifférents.

Richard Nzokizwanimana et Léonce Bitariho




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