Le Burundi se prépare à la migration numérique




Par: Désiré Nimubona , lundi 3 décembre 2012  à 09 : 45 : 35
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Alors que le rendez-vous de migration de l’analogique au numérique se profile à l’horizon, le Gouvernement burundais dit qu’il est en train de se préparer pour ce changement technologique.

Concilie Nibigira, la Ministre des Télécommunications et des Relations avec le Parlement s’exprimant ce matin au King’s Conferance Centre à Bujumbura, a souligné que le Burundi est en train de penser comment subventionner la distribution des décodeurs aux burundais pour pouvoir bien suivre leurs télévisions.

La ministre Nibigira a souligné que même les autres bailleurs du Burundi pourraient même financer l’achat de ces décodeurs, ajoutant qu’un effort est déjà là, car, a-t-elle estimé, les équipements numérique sont majoritairement détaxés depuis plus de trois ans au Burundi.

« C’est une chose que nous devons faire. Ce sont des fonds que nous devons chercher », a déclaré la Ministre Nibigira, appelant la population burundaise vivant près des frontières avec les autres pays de ne pas acheter des postes téléviseurs provenant de ces pays sous risque de ne pas les utiliser assez longtemps.

S’exprimant en marge des travaux de lancement des activités de migration de l’analogique au numérique, Mme la ministre a souligné que la migration est obligatoire et que le pays y gagnera beaucoup surtout par la vente des fréquences qui seront libérées par les opérateurs actuels. En effet, a-t-elle précisé, des chaines de télévision se verront attribuée une seule bande fréquence qu’elles vont tous partager et le reste sera vendues aux autres opérateurs.

Ainsi a-t-elle renchérit, le pays aura une manne dans son trésor, à l’instar de la France, qui, après avoir migré de l’analogie au numérique a vu ses poches gonflées par une somme assez importante de plus de 3.5milliards d’Euro issu des publicités et de la vente des fréquences traditionnellement occupées par les opérateurs.

Le Burundi donc, à l’instar de cette puissance européenne, veut amasser non pas des milliards d’Euro, mais quand même des millions d’Euro ou de dollars et suivre la voie des autres car tous les pays de la région et même du monde entier sont préoccupés par cette migration.

Craintes

Les craintes soulevées par la Ministre des télécommunications est le retard dans le lancement des ses travaux de migration.

Mais les techniciens comme le Directeur général de l’ARCT Salvator Nizigiyimana, la prise tardive, des décisions, le manque de moyens et les échéances électorales peuvent contribuer au ralentissement de cette migration.

« En 2015, la plupart d’entre nous sera occupé par autre chose », c’est-à-dire les élections prévues pour cette année qui se profile déjà à l’horizon.

Avec un peu d’humour, le premier vice président Térence Sinunguruza a souligné plutôt que la campagne sera 15 fois plus facile qu’avant suit à la numérisation.

Des comités ont été nommés pour préparer ce grand événement. Un comité de pilotage est dirigé par le premier vice président de la République, (qui dirigeait d’ailleurs les travaux des ce jour), la Ministre des Télécommunications, celui des finances, de la solidarité nationale, des finances, de l’environnement et le DG de l’Agence de régulation et Contrôle des télécommunications, ARCT.

D’autres sous comités ont été établis, l’un composé de 13 membres et l’autre 11, tous convergeant sur la préparation de cette migration prévue le 17 juin 2015. Pour la radio, il y a encore du temps car c’est prévu pour 2020.




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