Une guerre de mots entre Sérapion et Pontien




Par: Marc Niyonkuru, , vendredi 21 décembre 2012  à 12 : 15 : 12
a

L’ancien vice président de la Commission Nationale des Terres et autres Biens, CNTB, actuellement deuxième vice président du Sénat, Pontien Niyongabo, estime qu’il n’a pas mis en application les injonctions de l’Uprona dans la résolution des conflits fonciers qui opposaient les résidents et les rapatriés.

Dans une intreview qu’il a accordée à certains médias ce jeudi pour réagir contre les propos de l’actuel président de la CNTB, Monseigneur Sérapion Bambonanire, contre sa personne, Pontien Niyongabo a demandé au président de la CNTB de résoudre les problèmes de terres conformément avec la loi au lieu de créer des polémiques.

Monseigneur Sérapion Bambonanire avait en effet pointé du doigt lancien vice président de la CNTB en la personne de Pontien Niyongabo comme ayant été l’élément catalyseur dans les réalisations, des réalisations qui contiennent beaucoup d’imperfections à cause de l’Uprona selon lui.

« Le bilan des réalisations de la CNTB lorsque Feu Abbé Aster Kana en était à la tête relève des injonctions de l’Uprona », a souligné le président actuel de la CNTB.

En résolvant les problèmes de terres actuellement, Sérapion Bamboneranire estime qu’il fait preuve de neutralité parce qu’il n’a été mandaté ni par le parti ni par un quelconque groupe, mais plutôt parce qu’il est homme d’Eglise.

Monseigneur Bambonanire avait affirmé que telle est la raison pour laquelle la commission est pour le moment en train de revoir certaines des décisions de cette époque.

En réaction contre ces propos qu’il qualifie d’invectives, l’ancien Vice-président de la CNTB dit que 23 membres avec lesquels il travaillait avaient été choisis sur base d’intégrité et de compétence par le président de la république.

Il dit que 90% des conflits fonciers avaient été résolus à l’amiables grâce au courage et à la détermination des 23 membres de ladite commission qui mettait en avant les textes de lois, mais aussi la cohabitation pacifique des citoyens.

Le président de la CNTB est accusé d’être plus favorables aux rapatriés en résolvant ces problèmes de terres, ce qu’il a toujours nié.

De la part de Pontien Niyongabo, Sérapion Bambonanire est un homme d’Eglise mais si aujourd’hui le caractère d’une personne peut changer, le tempérament pas encore.

Les problèmes de terres entre les résidents et les rapatriés font parler d’eux depuis le début du rapatriement 1998. Les rapatriés, à leur retour au pays, ont trouvé que leurs terres avaient été, soit distribuées par les pouvoirs qui se sont succédé, soit occupées par les résidents qui s’en étaient octroyées en violations de la loi. Les divergences sont au rendez vous entre eux malgré les solutions de la CNTB.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

772 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

« Etre francophone ne suffit plus pour le monde d’aujourd’hui », constate un docteur en langue, lettres et traductologie, Remy ndikumagenge



a

Le PAM assiste les populations de Kirundo menacées par la famine



a

Le Burundi plaide pour l’augmentation de quantité des vivres destinés aux cantines scolaires



a

Les travailleurs de l’Ecole Indépendante réclament une réunion extraordinaire



a

La décision de faire payer 300 fbu chez les dockers du marché dit chez Sion reste inchangée



a

Le secteur de l’éducation "en ruine" !



a

« Je ne vois pas comment le directeur ne nous...



a

Neuf institutions universitaires interdites d’enrôler de nouveaux étudiants



a

Bubanza : le lycée kanura de Gihanga, confrontée à plusieurs difficultés



a

Buyenzi : Les filles et femmes face à l’éducation conjugale !





Les plus populaires
La toux, pas un seul signe de la tuberculose ,(popularité : 11 %)

Pourquoi l’investiture des Bashingantahe ?,(popularité : 11 %)

Une des facultés à l’Université du Burundi est en grève il y a un mois,(popularité : 10 %)

« Etre francophone ne suffit plus pour le monde d’aujourd’hui », constate un docteur en langue, lettres et traductologie, Remy ndikumagenge ,(popularité : 10 %)

Inhumation ce jeudi de la mère de l’héros de la démocratie,(popularité : 10 %)

EDUCATION/Pas de désœuvrement dans les classes de 9 ème à kabezi,(popularité : 10 %)

La Télévision Nationale : Des fortes pluies ont endommage son émetteur ,(popularité : 9 %)

Hôpital Roi Khaled : Les infirmiers décrient l’absence à la garde des médecins spécialistes,(popularité : 9 %)

L’ONU regrette la promulgation d’une loi aux effets « négatifs » sur la liberté de la presse,(popularité : 9 %)

Muyinga : Des activités visant la fidélisation des démobilisés du CNDD-FDD en cours ,(popularité : 9 %)