Revue 12 novembre 2011




Par: Richard Nzokizwanimana , dimanche 13 novembre 2011  à 13 : 30 : 50
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A la une des journaux, le remaniement ministériel.

Que vont-ils changer, s’interroge l’hebdomadaire Iwacu.

Les plus sceptiques disent que rien n’a changé ; les optimistes eux, pensent que le système a bougé un peu et notent le départ de celui qui était jusque là considéré comme inamovible, le ministre de la sécurité publique.

Certes selon le journal dans un éditorial, le poste de chef de cabinet à la présidence de la république où il est nommé juste après, est prestigieux. Mais son éviction du maroquin très sensible de la sécurité publique montre qu’en haut lieu on était conscient que Bunyoni avait atteint ses limites.

Ceux qui attendaient ou espéraient une remise en cause plus en profondeur du système peuvent déchanter. Selon l’hebdomadaire, le chef de l’Etat est fidèle à sa technique que l’on pourrait résumer ainsi : « Après l’action, il faut se taire et attendre ».

Le président de l’Adc-Ikibiri qualifie le remaniement ministériel d’ « inachevé » ; Léonce Ngendakumana a été surpris selon l’agence net press, du maintien au sein du gouvernement de deux ministres qui, à ses yeux, sont les plus contestés à savoir Edouard Nduwimana et Clotilde Nizigama.

Le premier s’est illustré par des décisions restreignant considérablement les libertés publiques se mêlant notamment du fonctionnement des partis politiques jusqu’à se permettre de désigner lui-même qui doit diriger telle ou telle formation politique.

Quant à la ministre des finances, non seulement elle a vu encore une fois la confiance du chef de l’Etat, mais aussi elle a été gratifiée d’un nouveau portefeuille « pour services bien rendus », celui de la planification au développement.

Et pourtant, a rappelé le président de l’Adc-Ikibiri, Clotilde Nizigama a régulièrement été citée dans des affaires de malversations économiques et financières sans qu’elle soit inquiétée de quelque manière que ce soit, une indifférence qui a réduit à zéro « la tolérance zéro » en matière de corruption promise par le président de la République.

Des administrateurs communaux non payés se payent eux-mêmes, titre le journal Syfia Grand Lac.

D’après ce journal, les administrateurs communaux élus en mai 2010 au Burundi ne sont toujours pas payés, pourtant ils ne semblent pas s’en plaindre. Ce bimensuel se demande comment ces administrateurs se débrouillent au moment où tous les fonctionnaires ont du mal à joindre les deux bouts du mois.

Ce non paiement des administrateurs communaux, poursuit Syfia, a des répercutions sur d’autres dossiers à traiter et ouvre la porte à diverses formes de corruption. L’exemple donné est celui d’un habitant de Bujumbura qui dit avoir payé 20.000Fbu à un intermédiaire pour avoir une attestation de composition familiale à la commune et un commerçant de Gitega qui a versé une amende verbale de 50.000fbu à un administrateur.

En coulisse, le journal iwacu revient sur l’affaire Agnès Dury, et parle d’un certain Richard arrêté à Kayanza.

Il s’agit d’un ancien chauffeur de la maison Shalom de Ruyigi, arrêté le 9 novembre 2011 par le procureur de la république à Kayanza, avant d’être transféré le même jour à Bujumbura.

Cette arrestation serait liée selon l’hebdomadaire, aux enquêtes sur l’assassinat d’Agnès Dury le 31 décembre 2007 à Ruyigi. La française était avec la femme de Richard dans une même voiture au moment du drame.

Les nouveaux détenus sont obligés de payer des frais d’entrée, écrit l’agence burundaise de presse.

Depuis le début de la grève des magistrats, les cachots de la province Karuzi sont pleins à craquer. Les nouveaux détenus qui regagnent la prison doivent payer des frais communément appelés « Frais de Bougie ».
Les fonctionnaires payent entre 20.000 et 30.000fbu, tandis que les cultivateurs et les éleveurs donnent entre 9.000 et 15.000Fbu.

La migration a fait les déplacements de Burundais, écrit l’agence AGIPRESSE PHOTO.

Le directeur général de l’administration du territoire, Thérence Mbonabuca dit que beaucoup de burundais se sont refugiés dans les pays limitrophes du Burundi. Il donne l’exemple de 25000 burundais se trouvant en République démocratique du Congo, 5000 vivant en Ouganda.
Il précise que malgré les problèmes de surpopulation que connait le Burundi, tous ces réfugiés finiront par rentrer car on est toujours mieux chez soi.

Un infirmier incarcéré pour crime de viol, titre l’agence burundaise de presse.

C’est un infirmier du centre de santé de Vugizo en province Makamba accusé d’avoir violé une patiente, une jeune fille de la classe de 9ème année. Après lui avoir donné des médicaments, il l’a invitée à venir prendre un verre d’eau pour avaler les comprimés, puis lui a proposé d’entrer dans la chambre pour se reposer ; innocemment elle acceptait tout et a été immédiatement violée.




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