Revue de la presse du 20 juillet 2013




Par: , samedi 20 juillet 2013  à 12 : 38 : 52
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Les shebabs, bientôt dans nos murs ? C’est la question que se pose le journal Iwacu.

Des sources de l’hebdomadaire situent les shebabs somaliens au Burundi, où ils seraient recrutés par le M23. Même si la collaboration entre les deux mouvements est avérée, la présence des islamistes au Burundi est jusqu’aujourd’hui une vue de l’esprit. Pour autant, estime le journal, le danger n’est pas à écarter.

Cependant, l’ambassadeur de la Rdc au Burundi confirme qu’il n’a jamais été question, dans les rapports du gouvernement congolais, d’un recrutement des shebabs somaliens au Burundi. L’amitié entre les deux pays peut fâcher certains qui veulent l’impliquer dans la guerre au Kivu.

Le journal Iwacu parle également d’un avenir sombre pour les réfugiés congolais et burundais.

Il écrit que les perspectives de l’avenir de plus de 166.500 réfugiés congolais et burundais de la région des grands lacs demeurent relativement limitées. Ceux-ci se trouvent actuellement dans sept sites géographiques au Burundi, en RDC et en Tanzanie. Ces réfugiés aimeraient selon toujours l’hebdomadaire, s’installer dans un pays de leur choix comme l’option de réinstallation le leur permet, mais ignorent les procédures appropriées pour le faire.

Le journal Iwacu écrit aussi sur ce qu’il qualifie de stratégie du péché communautaire du président Kagame.

L’homme fort de Kigali aurait tenu des propos peu apaisants au cours d’une rencontre avec la jeunesse rwandaise post génocide lors de l’événement Youth connekt dialogue : « Même si tu n’as pas tué, lève-toi pour demander pardon pour ceux qui ont tué en ton nom. Ne pas demander pardon pour un génocide commis en ton nom, c’est l’approuver ».

Iwacu estime que ces propos constituent la réponse du berger à la bergère. La stratégie politique adoptée par le numéro un rwandais pour pérenniser l’hégémonie des tutsis dans son pays, écrit l’hebdomadaire, semble consister en la création du péché communautaire dont le sceau d’infamie marquerait tous les hutus.

En marge du 21è sommet de l’union africaine qui s’est ouvert le 26 mai dernier, le président tanzanien Jakaya Kikwete a exhorté ses homologues rwandais et ougandais à négocier avec leur rébellion respective. Selon, lui, écrit Iwacu, pas de paix durable sans négociation globale.

La promotion de Denise Sinankwa moins surprenante, écrit l’agence en ligne Net Press citant l’Olucome.

L’ancienne ministre burundaise des finances, accusée principale dans le dossier Interpétrol, a été promue conseillère principale chargée des questions économiques à la présidence de la République. Des audits ont confirmé selon toujours l’agence, que l’Etat du Burundi a perdu dans ce dossier plus de trente milliards de francs burundais.

Pourtant, déplore l’agence, le gouvernement a jugé bon d’abandonner son dû au profit de la partie adverse. Cela n’a rien de surprenant selon le président de l’Olucome, qui explique que promouvoir des gens impliqués dans des dossiers louches comme le détournement des fonds publics est devenu une habitude du gouvernement en place.

Genève confirmée, mais des défis à relever. L’hebdomadaire Ijambo revient ici sur la première conférence sectorielle de suivi des engagements de Genève.

Il écrit que les engagements annoncés au cours de cette conférence portent une lueur d’espoir pour le peuple burundais. Cependant, la bonne gouvernance conditionne le décaissement de l’argent promis.

L’établissement d’un Etat de droit, l’instauration d’une justice équitable, la rationalisation de l’utilisation des finances publiques sont entre autres des exigences des bailleurs pour faciliter le décaissement de cet argent. On le voit donc, soutient le journal, l’argent est là, mais il revient au gouvernement de créer un environnement politique et sociale favorable.

Le magazine Burundi Eco qui revient lui aussi sur cette conférence sectorielle, insiste surtout sur les prochaines élections de 2015 : pas de bonnes élections, pas de financements ; et pas de financements, pas d’élections. L’hebdomadaire essaie d’interpréter ici le message d’un diplomate présent à la rencontre : faites-nous de bonnes élections, nous vous garantissons de bons financements.

Comme pour le premier trimestre de cette année, l’office burundais des recettes, OBR, accuse un déficit fiscal par rapport à ses prévisions du deuxième trimestre. Les raisons ? Encore inconnues selon le magazine Burundi Eco.

Fêtes familiales, une charge difficile à se débarrasser selon encore une fois le journal Ijambo.

Ijambo qui écrit que nombreuses familles se sentent obligées de contribuer au cours des fêtes familiales. Ruinées par celles-ci, certaines rompent timidement avec cette pratique qualifiée de vécu quotidien de tout les Burundais. Peu de gens parviennent à se débarrasser de ce phénomène social. Ils craignent d’être marginalisés par les familles et les voisins.

Pour l’hebdomadaire, c’est un problème de société d’autant plus qu’il n’y a pas de législation en matière de cérémonies familiales. Parmi les fêtes familiales les plus célébrées au Burundi, Ijambo cite notamment la dot, la pré-dot, le mariage, la levée de voile, le baptême, l’anniversaire des enfants, etc.




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