LE FINANCEMENT POLITIQUE FAVORISE LA CORRUPTION




Par: Agence est-africaine de Presse , lundi 29 juillet 2013  à 11 : 31 : 51
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Article produit par Anne Kiruku/Agence est-africaine de Presse

Arusha, 29 juillet 2013 (EANA)-Le manque de volonté politique dans la lutte contre la corruption en Afrique de l’Est est imputable à la façon dont les campagnes aux élections politiques sont financées, selon la quatrième conférence annuelle régionale de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE)sur la bonne gouvernance organisée récemment à Kigali au Rwanda.

D’après les discussions à la conférence, l’inadéquation de ces financements favorise le népotisme dans les nominations publiques, et dans l’octroi des marchés et autres contrats de service.

La conférence a réuni les intervenants tant du secteur public que privé impliqués dans la promotion de la bonne gouvernance dans la Communauté de l’Afrique de l’Est et avait pour thème annuel : « Renforcer la lutte contre la corruption pour promouvoir l’intégration régionale ».

Les participants ont demandé que les dirigeants politiques à travers l’Afrique de l’Est prennent les devants dans la lutte contre la corruption en pratiquant véritablement la bonne gouvernance et en acceptant la responsabilité, la transparence, l’état de droit et non pas à ne s’adonner qu’aux rhétoriques.

La conférence a aussi recommandé l’harmonisation des lois anti-corruption dans la région en y incluant la responsabilité politique.

Il a été relevé lors de la conférence que les effets négatifs de la corruption avaient le plus de retombées sur des groupes déjà défavorisés-les femmes, les enfants, et les pauvres dans la société. « Pour atteindre la vision d’une Afrique de l’Est prospère et politiquement unie, tous les acteurs concernés doivent défendre les principes de la transparence et de la responsabilité » ont indiqué les délégués dans leurs recommandations dont l’Agence indépendante est-africaine de Presse a reçu copie.

La conférence organisée par la CAE a offert une tribune de dialogue sur les questions clés de la bonne gouvernance qui affectent le processus de l’intégration régionale. Les participants ont partagé l’information et élaboré des moyens innovateurs pour promouvoir la bonne gouvernance et l’intégration régionale.

La Président de l’Assemblée nationale du Rwanda, Mme Rose Mukantabana, a reconnu à l’ouverture de la conférence, que la corruption est « un cancer pour le développement économique ».

Elle a réitéré que la corruption mine la démocratie et nuit à l’état de droit.

Mme Mukantabana a loué le Conseil des Ministres de la CAE pour leur décision de développer un Protocole de la CAE sur la bonne gouvernance et un autre sur la prévention et la lutte contre la corruption.

Le nouveau Secrétaire général adjoint de la CAE chargé des affaires de la fédération politique, M. Charles Njoroge a noté que même si les pays membres de la Communauté ont des lois, des politiques et réglementations de lutte contre la corruption, ils ont besoin d’une pelle régionale. « Un acte de corruption dans l’un des pays de la CAE devrait être reconnu comme tel dans tous les pays membres » a dit Njoroge.

Le Kenyan Njoroge a remplacé son compatriote Dr Julius Rotich le mois dernier qui venait de terminer un double mandat de trois ans au service de la Communauté.

Le nouveau Secrétaire général adjoint a souligné le besoin de finaliser les protocoles de la CAE sur la bonne gouvernance et sur la prévention et la lutte contre la corruption. Il a demandé aux décideurs et initiateurs politiques représentés à la conférence de faire le lobby pour l’adoption des deux protocoles.

Le rôle des autorités anti-corruption de la CAE dans la prévention et la lutte contre la corruption a été une fois de plus souligné, ainsi que le rôle de la corruption et des pots de vin comme entraves du commerce. D’autres présentations faites au cours de la conférence de deux jours concernaient notamment le rôle des organisations régionales dans la lutte contre la corruption, ainsi que les mesures à prendre pour établir une collaboration entre les autorités judiciaires, la police, les agences anti-corruption et les procureurs.

La conférence a noté que le processus de l’élaboration des deux protocoles sur la bonne gouvernance et sur la lutte contre la corruption devrait être conclu rapidement étant donné que les deux vont offrir des niveaux standards d’adhésion aux principes de transparence, de responsabilité, de bonne gouvernance, d’état de droit et d’accès à la justice au niveau régional.

Les participants ont aussi discuté du rôle de la culture et de l’état de la décadence morale, des valeurs et de l’éthique comme éléments contributeurs majeurs à la corruption.

Les participants ont également noté le besoin qu’il ya à réexaminer les lois pénales pour inclure des peines plus lourdes dans le cadre de mettre les délits de corruption parmi les aventures les plus à risque.

Le Ministre tanzanien de la justice et des affaires constitutionnelles, Mathew Chikawe a dit que la corruption étant à faces multiples, il faudra un objectif et un agenda communs pour différentes institutions et acteurs pour lutter efficacement contre ce fléau.




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