Revue de la presse du 10 août 2013




Par: , samedi 10 août 2013  à 14 : 35 : 58
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D’abord ce spécial Agathon Rwasa d’après les mots de l’agence Net Press : il vient de réapparaître après trois ans de cachette au Burundi et non en dehors du pays comme on l’a toujours pensé. Superstar ou mystique ? S’interroge l’agence en ligne.

Au cas où son affirmation serait avérée, force est de constater que le leader des Fnl aurait voulu démontrer que la police burundaise s’occupe d’autre chose que de la sécurité du pays. L’agence Net Press soutient aussi que c’est le temps du désenchantement pour le pouvoir.

Elle part d’un adage rundi qui dit : « Na nyina w’uwundi aravyara umuhungu », à traduire par : « nulle mère n’a le monopole de mettre au monde des garçons ». Le Cndd-Fdd a raison d’ « avoir peur », selon Agathon Rwasa, convaincu qu’il va ratisser large sur la même assiette électorale que le parti au pouvoir.

Ils vont partir en 2015. Le site de la Radio Isanganiro revient sur les propos du président contesté du parti Fnl de retour sur Bujumbura, le mardi 06 août.

Chaque fois que l’occasion se présentait, il ne cessait de dire qu’ils vont partir en 2015. Agathon Rwasa ajoute que malgré les difficultés imposées par le pouvoir en place, il vient contribuer à la lutte politique et accéder au pouvoir par la voie des urnes.

Mais le changement que Rwasa appelle de tous ses vœux ne sera possible qu’en synergie. Dans un éditorial, l’hebdomadaire Iwacu écrit qu’il lui faudra faire preuve d’humilité et d’ouverture.

Un commentateur de cet éditorial écrit qu’aujourd’hui, aucun parti politique burundais n’est capable de réconcilier les Burundais et répondre aux nombreux défis de misère, de relance économique, d’assurer la sécurité physique et politique des Burundais, de mettre de l’ordre dans le système éducatif, de redynamiser le système de santé, de moderniser l’agriculture, de remettre la démocratie sur les rails, etc.

Parlement aux ordres, citoyens perdants ! C’est le titre du journal Syfia grands lacs.

Au Burundi, écrit le bimensuel, le parlement est dominé par le parti au pouvoir. Pour préserver leurs intérêts personnels et politiques, la plupart des députés se contentent de valider des lois, sans chercher à les améliorer ou à faire d’autres propositions.

Syfia grands lacs revient sur les mots du député Bonaventure Gasutwa de l’Uprona qui réagissait après le vote par l’assemblée nationale, du projet de loi sur les finances publiques. Il a dit : « si on supprimait le parlement, on ne perdrait pas beaucoup… il s’est supprimé lui-même ».

Le bimensuel Syfia grands lacs s’est intéressé aussi sur la culture du café, et parle des grains de la colère.

Il écrit que les 800.000 familles burundaises qui vivent directement du café menacent de l’abandonner. Le système de privatisation opprime les producteurs de café et accorde aux multinationaux étrangers la propriété du café burundais. Dans certains coins du pays, les producteurs se tournent vers d’autres cultures vivrières jugées plus rentables. Mais étant la première richesse du pays, les autorités font tout pour l’encourager.

Le magazine Burundi Eco parle plutôt d’un secteur à redynamiser.

A l’introduction de la culture du café au Burundi, les citoyens la considéraient comme un fardeau. Certains se levaient même la nuit pour aller verser de l’eau chaude à des caféiers pour les empêcher de se développer. Ce n’est qu’après un certain temps qu’ils ont finalement remarqué son importance. Mais aujourd’hui, déplore l’hebdomadaire, ce secteur est submergé de pas mal de problèmes.

La question de succession chez la femme apparaît dans les lignes du quotidien gouvernemental Le Renouveau du Burundi. Il écrit que la population de la commune Kanyosha n’est pas contre.

Soulevées par les femmes intellectuelles qui ont trouvé que le droit coutumier prive les femmes de leur droit d’hériter des biens de leurs parents comme leurs frères, les femmes rurales leur emboîtent le pas même si elles trouvent que de sérieux défis existent encore.

Les femmes de Buhonga en province de Bujumbura trouvent cependant qu’il sera difficile de changer la tradition en un laps de temps. D’où il faut beaucoup de prudence pour éviter des querelles dans les familles surtout entre les frères et sœurs.

Un peuple sans culture est comme un arbre sans racine, titre également le quotidien gouvernemental L e Renouveau du Burundi, qui revient ici au lancement par le chef de l’Etat, le mardi 06 août, du programme d’éducation et de formation patriotique.

Le numéro un burundais a révélé que ce programme concerne tout le monde : les administratifs, les jeunes, les adultes et les vieux. Ils doivent être sensibilisés sur la culture de la démocratie, le respect mutuel, la dignité, la franchise, etc.




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